*** “Un blues de coyote” de Christopher Moore

Traitez bien la terre, elle ne vous a pas été donnée par vos parents,
elle vous a été prêté pour vos enfants.
                                                                                                Crazy Horse

Tout a commencé avec une erreur de «blues». L’Héritière m’avait conseillé de goûter aux bretzels d’un polar titré « Bretzel blues » (moi qui suis un régime drastique sans sel). Mon subconscient a dû réagir et je me suis retrouvé avec un coyote ce qui  s’est certainement avéré moins préjudiciable pour ma santé.

Dans la mythologie dAbsarokee, que les envahisseurs nommèrent Crows, Vieux Bonhomme Coyote est le dieu créateur qui, après les montagnes et les rivières, façonna les indiens.

C’est un dieu limite catastrophe. Hâbleur, menteur, voleur, pas toujours un mauvais bougre, puisqu’il créa aussi pour la chasse, le bison et les chevaux, mais pas non plus un Dieu de bonté et de savoir vivre.

Adolescent, Samson–Chasseur-Solitaire, a du fuir la réserve de ses ancêtres après  avoir accidentellement tué un policier. Devenu  Sam Hunter, un vendeur à pression d’assurance, la rencontre d’une jeune (et jolie)  femme, la perte de son logement et de son emploi, la présence lancinante d’un vieil indien libidineux qui apparaît et disparaît brusquement et d’un coyote qui sème la perturbation, vont l’obliger à revenir sur son passé.

Christopher Moore réussit à nous faire accepter le mélange d’une légende mystique amérindienne  dans notre monde sceptique et matériel.
Ce  n’était pas gagné d’avance mais, ça marche.

Un joli moment de lecture qui m’a fait complètement oublié les bretzels … un conteur à suivre.

Un blues de coyote, Christopher Moore, Folio, 2005, 448 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Quelques clichés sur les amérindiens qui, même pour la bonne cause, me fatigue.

 

Be Sociable, Share!

2 réflexions au sujet de « *** “Un blues de coyote” de Christopher Moore »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Aucun sinon les deux titres “Bretzels blues” et “un blues de coyote” et un lecteur endormi qui voulait en lire un et a ouvert l’autre.
      Le Papou

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *