*** ”Tout autre nom” de Craig Johnson

Une excellente histoire peut être détruite par un style sans relief et une histoire banale peut vous captiver par le talent de son auteur.

Walt Longmire et Lucian Connally sont en route pour la ville de Gillette. Son ancien mentor et patron voudrait que notre shérif enquête, dans ce comté voisin de celui Absaroka*, sur le suicide d’un de ses anciens amis, retraité de la police.
* Walt Longmire est le shérif du comté d’absaroka

Ni la femme du policier décédé ni sa fille ne souhaitent cette investigation, mais Walt pense qu’il le doit à Lucian et puis un homme qui se tire deux balles dans la tête amène, quand même, un certains nombres de questions.

Même après avoir pris sa retraite, l’ancien  policier continuait a enquêté sur la disparition de trois jeunes femmes dans un rayon de moins de quinze kilomètres et rien dans ses dossiers n’explique son dernier geste.

Faux suicide? Meurtre? C’est une des énigmes que Walt doit résoudre. l’autre étant : que sont devenues ces jeunes femmes sans histoire… un tueur en série sévirait-il à Gillette?

Le principal problème de notre policier ne sera pas de résoudre cette énigme mais de réussir à temps pour assister à l’accouchement de Cady, sa fille, qui le menace, depuis Philadelphie,  des pires  maux de la terre s’il n’ arrive pas à temps, et ce en dépit d’une tempête de neige, de vilains méchants prêts à le tuer et d’une tonne de charbon qu’une chargeuse veut déverser sur sa tête .

Heureusement Lucian et son revolver, qui déjà lui avait permis d’avoir son café, sont encore là ce qui évitera à Walt de devenir une crêpe charbonneuse.

L’histoire à la base  de ce roman est un peu mince et n’aurait pas mérité les 352 pages sans la plume de Craig Johnson qui réussit à nous captiver par sa verve, ses rebondissements incessants, et son humour de plus en plus truculent avec le temps tout en conservant cet aspect mystique de certaines croyances amérindiennes qui m’ont plu dès le début de la série.

PS: Je ne vois, encore une fois, aucun rapport entre le titre banal du roman  et  son histoire. Cela me fatigue presque autant que les titres  accrocheurs sans autre raison  que d’attirer le chaland.

Tout autre nom, Craig Johnson, Gallmeister, 2018, 352 pages, policier.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Aucune explication sur les deux balles dans la tête du suicidé. Alors, suicide ou meurtre? C’est le dernier coup de théâtre du roman et je me garderai bien de vous donner la solution.

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *