** “14e péché mortel” de James Patterson et Maxine Paetro

La police et les jésuites ont la vertu de ne jamais abandonner ni leurs ennemis ni leurs amis.
                                                      Honoré de Balzac

Grand lecteur de romans policiers, je n’avais encore rien lu  de James Patterson présenté, par son éditeur, comme l’auteur de thriller le plus lu au monde, affirmation toujours sujet à caution quand l’objectivité est remplacé par l’appât du profit.

La policière Lindsay Boxer est une des héroïnes de la série « Women’s Murder Club », les trois autres sont Yuki, une jeune procureure, Claire, médecin légiste et Cindy journaliste spécialisée dans les affaires criminelles.

Alors qu’elle s’apprête à fêter l’anniversaire de Claire, Boxer est appelée sur le lieu d’un homicide. Cela fait la cinquième année qu’elle ne peut assister à la fête à cause d’un meurtre.  Même si les victimes n’ont aucun lien entre elles, Lindsay  se demande si un meurtrier en série aurait des pulsions violentes seulement à date fixe.

Plusieurs attaques meurtrières de commerces et   un massacre   dans un entrepôt de drogues par des hommes habillés en policier commencent à traumatiser la population et les services de police.

Faux policiers ou vrais ripoux?

Un enquêteur qui a été torturé, son épouse et ses deux enfants sont retrouvés assassinés  laissant  supposer que de vrais policiers seraient impliqués.

Boxer et son mari, ancien agent du FBI,  devront prendre de très gros risques pour résoudre ces enquêtes.

Dans le long catalogue de mes lectures policières, j’ai eu des périodes  italiennes, britanniques puis nordiques. Depuis quelques temps je m’étais lassé. Toujours les mêmes crimes, les mêmes mobiles et la même volonté éditoriale d’augmenter le suspens par des actes de plus en plus gores.  

J’avais déjà cocher le nom de Patterson  me promettant d’en lire un, comme ça, pour voir. L’occasion et le larron étant frère utérin, “14e péché mortel” a été mon premier et…

…ne sera pas mon dernier.

Je viens de me  rendre compte que j’ai toujours  un faible pour le polar américain, Michael Connelly bien sur, mais aussi Ed McBain etc.. et  James Patterdson vient de rejoindre la liste.

Je devrais peut-être  chercher  les raisons de cette faiblesse, mais je n’en ai ni l’envie ni la volonté… Un jour. peut-être.

PS : Patterson est un auteur prolixe avec plus d’une centaine de romans policiers* dont une bonne moitié sont cosignés. Ainsi sur les 17 titres de la série « Women’s murder Club », 14 ont Maxine Paetro comme co-autrice.
auxquels s’ajoutent une cinquantaine de romans “jeunesse”.

14e péché mortel, James Patterson et Maxine Paetro, Le Livre de Poche, 2018, 378 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou Bon, d’accord j’aime les romans de gare ! Et alors ?

Haricots verts au sésame

Changer la routine
dans la cuisine

 

INGRÉDIENTS :

500 g de haricots verts équeutés
3 cuillères à soupe de graines de sésame
1 échalote
1 cuillère à soupe de citron
huile de sésame (à défaut huile d’olive)
beurre
persil
une dizaine de tomates cerise (facultatif)

PRÉPARATION :
Cuire les haricots au micro-onde, dans une cocotte-minute ou dans une marguerite. Les verser dans l’eau froide pour arrêter la cuisson et conserver leurs couleurs.

Dans une poêle faire griller à sec les graines de sésame en remuant sans arrêt jusqu’à ce qu’elle prennent une teinte un peu foncée.

Ajouter alors 2 c/s d’huile et une noisette de beurre, puis faire blondir l’échalote hachée.

Ajouter les haricots verts et mélanger délicatement pour qu’ils soient enrobés de graines de sésame.

Ajouter les tomates cerise.

Quand ils sont légèrement rôtis, ajouter le jus de citron, laisser une minute puis servir en saupoudrant de persil haché

Pommes de terre à l’estragon

Changer la routine
dans la cuisine

Qu’est-ce qu’on mange ? Souvent les même plats…  par habitude, par lassitude et par manque d’idées.

La plupart des recettes sont compliquées, onéreuses voire difficiles alors qu’avec  un brin de fantaisie, une pincée d’épices  et une touche de folies on peut encore se faire plaisir tout en restant dans la simplicité.

Au départ, Les quelques recettes de ce blog  étaient destinées à ceux qui travaillent*  et n’ont pas le temps ni le courage de faire valser les casseroles.
*Ce qui n’est plus mon cas

Depuis quelques temps je me dis que changer la routine pour changer nos habitudes doit permettre de retrouver du plaisir à cuisiner.

Voici une première recette  mettant en vedette l’estragon.

INGRÉDIENTS :
4 pommes de terre ou 12 grelots
1/2 bouquet d’estragon
4 échalotes
huile d’olive.
Sel et poivre
4 brins d’estragon

PRÉPARATION :
Préchauffer le four à 175 C ou 350 F

Éplucher les pommes de terre et couper-les en 2 (grelots) ou en 4 suivant leurs grosseurs.

Éplucher et ciseler l’échalote, ciseler l’estragon. Mettre 4 c/soupe d’huile d’olive.dans un bol,  ajouter l’échalote et l’estragon, mélanger.

Dans un plat allant au four, étaler les quartiers de pomme de terre et verser par-dessus l’huile préparée. Saler et poivrer .

Cuire au four de 1h30 à 2 heures en vérifiant la cuisson et en les retournant de temps en temps.

Servir en ajoutant un brin d’estragon frais.

Bon appétit !

** Les disparus de la lagune” de Donna Leon

Lorsque la dernière goutte d’eau sera polluée, le dernier animal chassé et le dernier arbre coupé, l’homme blanc comprendra que l’argent ne se mange pas.
                                                                                                   Sitting Bull

Lors de ma dernière lecture de cette auteure d’une trentaine de romans policiers mettant en vedette le commissaire Guido Brunetti et surtout la ville de Venise, j’avais trouvé une certaine redondance  dans les enquêtes.

Deux années et un roman plus tard j’ai eu envie de  retrouver ce commissaire qui reste un de mes préférés par son empathie, son allure tranquille, sa vie de famille sans histoire, son amour de sa ville et son goût pour la cuisine locale.

Fatigué, Brunetti décide de prendre quelques jours de congé dans l’île de Sant’Erasmo. Il se rend compte que le gardien de la villa est  un vieil homme qui fut le partenaire de son père, un pêcheur et un apiculteur qui voit mourir ses abeilles et  s’accuse d’avoir provoqué le décès de sa femme deux ans plus tôt.

Après quelques jours, le vieil homme disparaît pendant une tempête et son corps est retrouvé sous sa barque, attaché à l’ancre.

Suicide ou meurtre ?

L’enquête informelle de notre commissaire va remonter à un accident survenu 20 ans plus tôt dans un entrepôt de marchandises dangereuses.

Je sors de cette lecture mitigé entre le plaisir de retrouver Brunetti et l’impression d’avoir déjà lu une enquête sur la pollution du site vénitien et les malversations des bandes de criminels pour contourner les lois.
Il est évident que les enquêteurs ont plus souvent affaire à des meurtriers sans âme, des crapules en smoking, ou des escrocs sans scrupule qu’à des enfants de chœur servant la messe, et que les mobiles sont toujours les mêmes, l’appât du gain, la vengeance, la colère et ou une combinaison des trois.
Pas facile de se renouveler !

Les disparus de la lagune, Donna Leon,  Calmann-Lévy, 2018, 360 pages, policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : J’aurais aimé une fin plus académique, malheureusement toutes les enquêtes n’aboutissent pas toujurs à des accusations ou des condamnations.

Ballade romaine sans la visiter

J’ai lu un livre sur Rome mais je ne vais pas vous en parler, enfin pas maintenant. D’abord parce que je ne suis pas avec vous, ce que je regrette, et qu’ensuite parler tout seul n’a que peu d’intérêt. Vous rencontrerez mon billet sur mon blog quand le courage vaincra ma paresse.

Je ne fus pas à Rome. Je fus à Vérone pour Roméo et Juliette, à Venise pour le pont des Soupirs, à Florence la bellissima et à la piccola et peu connue Tavernelle aussi, mais pas à Rome ; à l’évidence, une erreur de parcours qui m’a fait rater les berges du Tibre pour retrouver les rivages de l’Adriatique.

Donc, je n’ai jamais  visité Rome et je le regrette, mais il me reste quelques réminiscences de mes études antédiluviennes.

Ainsi quand j’entends le mot « Rome », je pense à Camille qui le répète assez souvent pour qu’on s’en souvienne :

Rome, l’unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore !

Rome c’est aussi un zoo virtuel avec la Louve de Remus et Romulus, les oies du Capitole, les chevaux marins et les tritons de la fontaine de Trevi dont j’ai admiré les photos. J’aime les fontaines.

Rome, enfin, c’est la ville qui donnait de la mouture aux journalistes de l’époque qui pouvaient s’étendre plusieurs mois sur l’incendie de Néron ou l’assassinat de César, il est vrai que graver les nouvelles avec un stylet sur une tablette de cire prenait plus de temps qu’envoyer un twit.

Quels monuments n’ai-je pas visités et dont j’ai entendu parler ? Le Panthéon, le Colisée, ou son antique forum. Et enfin, aller à Rome s’est visité un autre pays sans se déplacer en se rendant à la basilique voir la Chapelle Sixtine.

Quels promenades n’ai-je point encore faites : Les jardins de la villa Borghèse ou la place d’Espagne.

Voilà, c’est à peu près tout ce que  le béotien que je suis, un autre de mes surnoms, je connais de Rome.

D’aucuns ici-bas pourraient me lancer : c’est un peu court jeune homme! Je les en remercierai de me voir encore jeune et, en flagornant leur beauté, je les empêcherai de mettre leurs lorgnons.

Je vous souhaite une belle promenade livresque accompagnée de « carciofi alla giuda* », de « pasta cacio e pepe** » de « saltimbocca alla romana ***» ou de « porchetta ****»,
*Artichauts à la juive
** Pâtes au fromage pecorino et poivre
*** Veau à la romaine
**** Porcheta

 

*** “La grande muraille” de Claude Michelet

Le travail est bon à l’homme, il le distrait de sa propre vie, il le détourne de la vue effrayante de lui-même.
                                                                                             Anatole France 

Issu d’une vieille lignée de paysan périgourdin par mon père, terminée* au début du 20 è siècle, je ressens toujours un profond attachement à la terre de mes ancêtres et y retourne avec plaisir.
* la ruralité

En dehors des polars,  partie importante de mes lectures, j’aime aussi l’ethnologie, l’histoire, la géographie  et  la nature  et je m’étais promis de lire ce petit roman, noté il y a bien longtemps, et oublié dans l’immense Pile À Lire qui petit à petit a envahi ma demeure.

Au début des années 1900, dans le Quercy, Firmin reçoit en héritage de son oncle un champ de pierres de quatre-vingts ares que personne n’a jamais pu cultiver. Même si l’oncle et sa femme ont élevé l’orphelin, leurs relations étaient difficiles et cet héritage ressemble plus à une vacherie qu’à un cadeau à ce neveu désinvolte et indocile.

Firmin décide de relever le défi et commence à retirer les pierres mais la première guerre mondiale met ce travail en suspens.

À son retour, il recommence devenant de plus en plus solitaire et passant pour un fou dans son village.

Sous les pierres, la terre est bien là et, petit à petit, Firmin la dégage et plante de la vigne et des arbres fruitiers  continuant toute sa vie à monter un mur avec les  pierres de son terrain.

Un roman sur la solitude mais surtout  sur la différence dans un lieu où elle est mal perçue et difficile à dissimuler, un hymne à la terre, à l’amour du travail et à la volonté de réussir ses rêves même s’ils semblent impossible.

Un beau roman dans la lignée des grand écrivains sur le monde paysan.

La grande muraille, Claude Michelet, , Robert Laffont, 1979, 192 pages, roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : C’est mon troisième roman d’affilé sur la solitude, je commence à avoir besoin de compagnie.

 

**** “Là où les chiens aboient par la queue” d’Estelle-Sarah Bulle

Bon san pa ka manti*
*Bon sang ne peut mentir

Parfois le choix d’une future lecture se décide par le bouche à oreille, par le papier d’un blog enthousiaste, par l’idée de retrouver une ou un auteur(e) qui nous avait enchanté lors d’une lecture antérieure, rarement parce que le titre nous intrigue, ce qui, je l’avoue,  était le cas pour celui-ci.

Cela peut malheureusement se terminer par un échec, comme  pour le  roman précédent, choisi par le BAO*,  qui fut en un demi-siècle de lecture mon troisième abandon**
*Bouche À Oreille 
**J’y reviendrai peut-être un jour… ou pas

Celui-ci m’a enchanté et  redonné le goût de lire à tout moment tellement j’étais pris dans l’histoire de cette famille guadeloupéenne.

Une jeune maman, née, en région parisienne, d’un père guadeloupéen et d’une mère originaire du nord de la France, avait adoré  les quelques vacances qu’elle avait passé à Morne-Galant, auprès de son grand-père. Après la mort de celui-ci, l’envie de   connaitre  le passé  de sa famille antillaise l’obsède et elle demande à ses tantes et à son père de lui  raconter la Guadeloupe avant leur exil vers la métropole. 

À la naissance de ses deux tantes, l’île vivait encore  de l’économie qui avait enrichi la minorité blanche (les békés) en utilisant les esclaves venus d’Afrique. L’effondrement de l’industrie sucrière, la mauvaise gestion des  gouvernements de la métropole et des élus issus des grands propriétaires a entraîné l’arrivée de la modernité et du béton, mais aussi des révoltes dont celle de 1968, avec en finalité l’exode de millier de guadeloupéens vers la France.

Des années 40 à nos jours, c’est toute l’histoire de cette île qui défile sous nos yeux avec ses personnages colorés : le grand-père Hilaire surnommé Gros-Vaisseau, qui traitait ses enfants comme ses animaux : un verre de tendresse, un seau d’autorité et un baril de « débrouyé zöt *», Apollone, la fille aînée devenue Antoine, un « nom de savane » utilisé pour embrouiller les mauvais Esprits, « un bel ti fanm’ **» un peu « dek-dek*** , Lucinde que sa mère, une petite blanche des hauts (comme on les nomme à La Réunion) aux yeux bleus, appelait « Minette » et dont la couleur caramel disait qu’elle était née « sauvée**** », Petit-frère le père de la narratrice,  man Nonore la cousine mariée à un riche entrepreneur de pompes funèbres, man Pilote et ses petits commerces, Tatar le mari de Lucinde à la peau chapée***** …
* Débrouillez-vous
++Une belle petite femme
*** fou, folle
****  Métis à la peau claire
*****  de “échapé”, métis à la peau presque blanche 

Un beau récit qui m’a rappelé combien j’avais regretté, et combien je regrette encore,  de ne pas avoir demandé à mon grand=père de me raconter sa vie avant son immigration. 

Il faut  poser des questions à nos ascendants, si on a la chance de les connaitre, sinon on perd une partie de notre histoire qu’on ne  retrouve malheureusement jamais.

PS:  Cé la chyen ka japé pa ké   (Là où les chiens  aboient  par la queue) : Dans un lieu perdu loin de tout 

Là où les chiens aboient par la queue, Estelle-Sarah Brulle, Liana Levi, 2018, 283 pages
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Le bémol du Papou :  C’est l’histoire d’une famille avec sa partialité bien sur mais cela ne m’a absolument pas dérangé.

**** “Les vies de papier” de Rabih Alameddine

J’essaie de vivre sans me mêler des vies des autres car je ne souhaite pas que les autres se mêlent de la mienne.
                                                                                                    Aaliya

Je suis l’inoffensivité incarné.
Ce n’est pas la première phrase du roman mais elle aurait pu dû l’être.

Aaliya vient d’avoir 72 ans, les cheveux nouvellement bleus dus à son shampoing et surtout à sa vue déclinante qui l’empêche de lire les instructions d’utilisation.

Ancienne vendeuse dans une librairie, traductrice non publiée,  en arabe, des romans français ou anglais qu’elle aime. Aaliya revient sur sa vie solitaire dans un Beyrouth en pleine évolution sauvage, séparée par  des clivages multiples créés par  diverses factions ethniques, politiques ou religieuses qui se sont combattues dans une guerre civile  entre 1975 et 1990.

Pendant des années elle fut capable de se convaincre  qu’elle était spéciale, différente par choix. 

Ce roman aborde la violence anonyme de  la solitude, du vieillissement inéluctable, et de la mort pour  ces enfants qui n’ont connu ni l’affection ni la tendresse de leurs parents, pour ces innocents que la guerre détruit, pour ces personnes incapables de s’intégrer socialement, parce qu’elles se trouvent laides, ou trop grosses ou trop maigres. Tous ces humains pour qui le mot amour est juste un mot sans définition personnelle mais reste le principal thème des romans où ils se réfugient.

Une belle écriture que je pensais celle d’une femme avant de lire la bio de Rabih Alameddine*, parsemées de citations d’écrivains souvent inconnus ce qui confirme mon inculture mais bon, comme il aime “les mémoires d’Hadrien” de Marguerite Yourcenar … je lui pardonne.
*Merci, Wiki…

Les vies de papier,  Rabih Alameddine, Ed. Les Escales, 2016, 336 pages, Roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Peut-on vraiment vivre solitaire et heureux ? 

 

**** “Hérétiques” de Leonardo Padura

 La fourmi penchée sur la corne du bœuf s’imagine qu’elle est très importante dans le balancement de sa tête.
                                                                Proverbe cubain*
*Rien à voir avec le roman mais j’aime bien ce proverbe

Pour notre dernière réunion du club de lecture, je devais lire un roman cubain. 

“Hérétiques”  est un triptyque dont le fil rouge est une oeuvre de Rembrandt représentant Jésus sous les traits d’un jeune juif.

La 1 ère partie débute à Cuba en 1939. Daniel Kaminski, un jeune juif allemand  envoyé chez son oncle à La Havane.  attend le reste de sa famille qui se trouve sur le Saint-Louis, un navire rempli  de réfugiés. Les autorités cubaines et américaines  refusant leur débarquement, le navire retournera en Allemagne où la plupart des passagers disparaîtront dans les camps d’extermination.

Le tableau de Rembrandt appartenait à cette famille depuis des générations. Elle a  tenté de l’utiliser, en vain, comme monnaie d’échange pour leur débarquement. Il disparaît pour réapparaître cinquante ans plus tard dans une vente aux enchères à Londres.

De nos jours, Elias, le fils de Daniel, revient à Cuba et demande à Conde, un ancien flic, de l’aider à retrouver le parcours du tableau. 

2 ème partie
En 1643, à Amsterdam un jeune juif, Eliasosius Montalbo de Avila, veut devenir l’élève de Rembrandt en dépit de sa religion qui interdit la représentation d’êtres vivants.
Il réussira, servira de modèle pour le tableau représentant Jésus, deviendra peintre et sera banni de sa communauté. Il partira vers la Pologne avec le tableau et celui de sa bien-aimée qu’il a peint lui-même.

3 ème partie,
De nos jours à La Havane, Judy, une jeune adolescente a disparu. Son amie, membre de la famille élargie des Kaminski, demande à Conde de la retrouver
Un tableau assez sombre de la jeunesse cubaine de nos jours qui refuse le système et se regroupe dans des fratries; les punks, les freaks, les rastas les émos…  tatouages, piercings, lacérations, drogues etc.
Durant cette enquête, Conde après avoir retrouvé le corps de la jeune Judy, découvrira comment et pourquoi elle est morte et trouvera enfin le parcours  du   tableau de Rembrandt  retrouvé à Londres.

Finalement, si une légende racontait comment la famille Kaminski avait obtenu le tableau, on en apprend les détails dans la conclusion du livre.

Ce roman nous plonge dans l’histoire de Cuba pendant quatre-vingt années avec les dictatures qui ont précédé la révolution castriste et les piètres résultats de celle-ci.

En général j’aime bien la littérature hispanophone même si je n’en lis pas souvent (2 ou 3 par année), leurs expressions imagées, parfois excessives, l’abondance des couleurs et des bruits, leurs sentiments exagérés et parfois exubérants s’accommodent à mon côté méditerranéen. Padura, choisi par hasard  parmi plus de trois cents auteur(e)s cubain(e)s possibles ne m’a pas déçu.

Hérétiques, Leonardo Padura, Métailié, 2016, 720 pages, Fiction historique
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : une deuxième partie ( le livre d’Elias) un peu longuette.

Cuisses de poulet façon créole

Voici une recette délicieuse qui vous fera oublier la  préparation un peu longuette. 

Ingrédients :

4 cuisses de poulet
1 oignon haché
1 petite boite de lait de coco
2 ou 3 gousses d’ail hachées
2 tomates coupées en petits dés
1 C/S de gingembre frais haché
1 C/c de curry
2 C/c de curcuma
1 lime
4 branches de coriandre
Huile
sel & poivre
1 petit piment fort (facultatif)

Préparation :

Retirer la peau* des cuisses de poulet et couper les en 2..
Dans un chaudron faire revenir le poulet dans de l’huile bien chaude en le faisant légèrement doré. Saler et poivrer.
Ajouter l’oignon pour 2 minutes puis l’ail, le piment le gingembre, le curry et le curcuma, bien brasser pour enrober le poulet.
Ajouter la tomate, mouiller avec le lait de coco et ajouter le jus d’une lime,
Couvrir la cocotte pour une cuisson à feu moyen doux pour 20 minutes.
Retirer le couvercle et laisser un autre dix minutes pour permettre à la sauce d’épaissir.

Servir sur du riz créole ou sur des pommes de terre cuites à l’eau en ajoutant quelques feuilles e coriandre.

Bon appétit !

  • Pour défaire la peau j’utilise un essuie-tout pour attraper la peau et je tire vers le pilon, la peau vient assez facilement d’un seul morceau.