Film : Les Vieux Fourneaux de Christophe Duthuron

 

Je ne dors presque jamais en avion. J’essaie d’oublier l’inconfort des sièges, de plus en plus durs, et des places, de plus en plus petites, en me passant,  2 ou 3 films, navets ou super-productions peu importe du moment que je ne pense plus aux noyaux de cerises qui me maltraite le postérieur.

Avant de vous parler du film je dois d’abord vous dire que j’adore la série de  BD des ‘’vieux fourneaux’’ de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet , que je l’ai toute lue depuis le numéro uno intitulé ‘’Ceux qui restent’’ ou ‘’Le loup en slip’’ et je viens de terminer le numéro 5 : ‘’Bons pour l’asile’’.

Je demander pardon aux dieux de la BD de ne pas vous parler plus souvent de cette littérature qui fut un pourvoyeur constant de mes lectures juvéniles, et qui m’offre encore régulièrement beaucoup de plaisirs.

Les vieux fourneaux rassemblent des personnages du quatrième âge voir du cinquième, Pierrot un anarchiste, Antoine un ancien syndicaliste pur et dur et Mimile un ancien rugbyman, revenu au pays après avoir fait l’aventurier dans les mers australes .

Trois anciens copains d’enfance qui firent les beaux jours du bêtisier infantile de la région.

J’avais un peu peur d’être déçu par le film, ce fut tout le contraire. Antoine-Roland Giraud est excellent comme syndicaliste qui, après le décès de Lucette son épouse, apprend qu’elle avait eu une aventure avec le patron de la société contre qui il s’était battu toute sa vie. Il décide d’aller le dézinguer en Toscane ou il s’est retiré, Se lancent à sa poursuite Pierre Richard magnifique dans le rôle de Pierrot ,Mimile- Eddy Mitchell et la petite fille d’Antoine, Sophie jouée par Alice Pol, très convaincante bien que ne ressemblant pas au modèle de la BD .

J’ai donc passé un excellent moment et oublié pour un temps  mes problèmes de confort fessier.

A voir pour ce grand comique qu’est Pierre Richard que les producteurs et les réalisateurs ont mis sur les tablettes trop longtemps pour des raisons inconnues et… dont je me fiche. Il reste un des grands acteurs comiques de ma génération.

Les vieux fourneaux, (Film), Christophe Duthuron avec Pierre Richard, Eddy Mitchell, Roland Giraud et Alice Pol

** “Choucroute maudite” de Rita Falk

Je sais que la bière fait grossir et que je devrais y renoncer. Mais j’ai préféré renoncer à la coquetterie.
                                                                                   Michel Audiard

Après une grosse bavure, le policier Franz  Eberhofer a  été muté dans sa petite ville Bavaroise d’origine, où il ne se passe pas grand-chose.

Il vit entre son père, fan absolu des Beatles, sa Mémé, forte femme adepte des ventes à rabais et cuisinière hors pair, le bar restaurant de son ami Simmerl et sa copine avec qui les relations sont plutôt tendues.

La famille Neuhofer n’a pas beaucoup de chance. Après le décès par électrocution  du père, on retrouve la mère morte dans la forêt et quand l’un des deux frères  est écrasé par un container, notre policier devient légèrement suspicieux, surtout après qu’un magnifique terrain le long de la route principale, que la famille ne voulait pas vendre à une société de station service, est finalement vendu par le dernier frère.

À partir de si peu d’éléments, notre policier se fait un film d’Hollywood qui va l’entraîner dans un tas d’aventures plus farfelues les unes que les autres où se mêlent une blonde incendiaire, un soit-disant architecte et livreur de produits alimentaires, un ancien collègue viré après avoir châtré un pédophile à coup de pistolet, devenu depuis détective  privé, 

En lisant ses aventures j’ai eu l’impression de trouver un Frédéric Dard teuton, je devrais plutôt écrire une Frédérique Dard teutonne puisque l’autrice se nomme Rita Falk et que, sauf erreur, Rira est un prénom féminin*
* J’ai vérifié.

Non, Franz Eberhoher, adepte de bière et de plats germaniques  aussi légers sur l’estomac que l’humour d’un hippopotame sur la rate, n’est pas un succédané de San Antonio mais plutôt un hybride de Bérurier et de Pinaud, ses deux acolytes  plus cousins des Pieds Nickelés  que  cadors de la Police Judiciaire. 

Il faut aimer le genre, mais l’ancien admirateur de San A,  que je suis, y a presque retrouvé une nouvelle  jeunesse.

Choucroute maudite, Rita Falk, Mirobole Editions, 2017, 256 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou Les recettes de la Mémé à la fin du roman, quoique intéressantes, ne m’ont pas fait saliver.

 

*** “Un blues de coyote” de Christopher Moore

Traitez bien la terre, elle ne vous a pas été donnée par vos parents,
elle vous a été prêté pour vos enfants.
                                                                                                Crazy Horse

Tout a commencé avec une erreur de «blues». L’Héritière m’avait conseillé de goûter aux bretzels d’un polar titré « Bretzel blues » (moi qui suis un régime drastique sans sel). Mon subconscient a dû réagir et je me suis retrouvé avec un coyote ce qui  s’est certainement avéré moins préjudiciable pour ma santé.

Dans la mythologie dAbsarokee, que les envahisseurs nommèrent Crows, Vieux Bonhomme Coyote est le dieu créateur qui, après les montagnes et les rivières, façonna les indiens.

C’est un dieu limite catastrophe. Hâbleur, menteur, voleur, pas toujours un mauvais bougre, puisqu’il créa aussi pour la chasse, le bison et les chevaux, mais pas non plus un Dieu de bonté et de savoir vivre.

Adolescent, Samson–Chasseur-Solitaire, a du fuir la réserve de ses ancêtres après  avoir accidentellement tué un policier. Devenu  Sam Hunter, un vendeur à pression d’assurance, la rencontre d’une jeune (et jolie)  femme, la perte de son logement et de son emploi, la présence lancinante d’un vieil indien libidineux qui apparaît et disparaît brusquement et d’un coyote qui sème la perturbation, vont l’obliger à revenir sur son passé.

Christopher Moore réussit à nous faire accepter le mélange d’une légende mystique amérindienne  dans notre monde sceptique et matériel.
Ce  n’était pas gagné d’avance mais, ça marche.

Un joli moment de lecture qui m’a fait complètement oublié les bretzels … un conteur à suivre.

Un blues de coyote, Christopher Moore, Folio, 2005, 448 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Quelques clichés sur les amérindiens qui, même pour la bonne cause, me fatigue.

 

*** “Toute la ville en parle” de Fanny Flagg

Les Etats-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation.
                                                                                                Oscar Wilde

J’aime beaucoup Fanny Flagg. Après « Beignets de tomates vertes », son meilleur, « La dernière réunion des filles de la station service », « Miss Alabama et ses petits secrets » et  « Nous irons tous au paradis » je ne pouvais décemment pas passer à côté de son dernier bouquin.

Cette merveilleuse auteure nous raconte, cette fois,  la création et l’évolution d’un village du Missouri depuis les premiers colons venus de Suède à la fin du 19 ème siècle jusqu’à nos jours.

En un peu plus d’un siècle et demi, on suit l’évolution de la société américaine. L’abandon progressif des coutumes et des qualités d’entraide des premiers pionniers venus d’Europe, remplacées progressivement par le pouvoir de l’argent et de la réussite sociale des descendants devenus des nouveaux américains.

On retrouve, dans ce dernier opus, des  événements  et des personnages de ses romans précédents.  Mais   Fanny Flagg reste une chroniqueuse de la vie des petites villes de l’Amérique profonde  et agit comme une conteuse de veillée, ceci peut expliquer cela. 

J’ai moins apprécié  qu’elle fasse  parler les morts du cimetière, cela permet de suivre et de comparer  les changements sociétaux mais m’a laissé un tantinet sceptique d’autant que certains disparaissent au bout d’un certain temps mais pas tous et qu’elle ne nous dit pas ce qu’ils deviennent.

OK, je chipote, et ce roman est une chronique et non une thèse sur l’évolution après la mort.

Et ce cimetière, à son tour, sera abandonné, tout passe, tout change. Le présent remplace sans vergogne le passé comme le futur le fera du présent. Je suis moins négatif ou peut-être pas américain du tout ou trop vieux mais je crois que de connaitre et se souvenir d’hier  est important pour notre demain.

Malgré certains   défauts de ce livre,  je ne change pas d’avis, Fanny Flagg est une des meilleurs conteuses américaines que je connaisse.

Toute la ville en parle, Fanny Flagg, Cherche Midi, 2019, 512 pages, Chroniques.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou :  L’idée générale qui se dégage du roman est que c’était bien  mieux avant….pas sûr …ou…  pas faux, ça dépend.

 

 

** ” Grands Zhéros de l’Histoire de France” de Clémentine Portier-Kaltenbrach

Ils firent parler d’eux, non pour le meilleur mais pour le pire.
                                                                                   Clémentine Portier-Kaltenbrach

L’Histoire de France qu’on nous apprenait au siècle dernier avait souvent des effluves patriotiques, ce qui était ni déplorable ni désagréable.

Nos livres scolaires mettaient l’emphase sur les grands hommes et leurs victoires et abordaient plus discrètement leurs défaites.

Le bilan de mes études est que je me souviens des victoires de Marignan, seule date facile à se rappeler, d’Austerlitz ou de la Marne et j’ai complètement et sciemment occulté Alésia ou Waterloo.
*J’ai d’autres souvenirs, si, si,  mais ce n’est pas la finalité de ce billet

On se souvient donc, ou pas, des grands hommes et de leurs actions, on oublie les erreurs mais qu’en est-il de ceux qui les ont commises,  célèbres au moment  de leurs actions stupides, puis complètement  plongés dans les limbes de l’oubli de l’Histoire.

C’est le propos de ce petit livre de Clémentine Portier-Kaltenbrach où on retrouve des personnages  comme les « les rois fainéants », terme générique qui rassemble une litanie de rois aux noms oubliés sauf Dagobert et sa culotte,   Kerguelen, plus connu pour ses îles que pour son courage, Pierre Charles Sylvestre de Villeneuve, responsable de la défaite de Trafalgar, Grouchy et ses fraises* que Napoléon attend toujours dans ce lieu sciemment oublié, ou Émile Ollivier, premier ministre qui juste avant la guerre de 1870 déclarait « A aucune époque, la paix n’a été plus assurée qu’aujourd’hui. »
*il est vrai qu’on se souvient un peu de lui, le cinéma l’ayant sorti des oubliettes.

Il y en a d’autres aussi nuls mais comme ce petit livre très intéressant n’a que 302 pages, autant  le lire pour vous rendre compte que certains nuls d’aujourd’hui, qui se prennent pour des grands décideurs, n’auront que quelques lignes dans le dictionnaire de l’Histoire ou seront complètement  oubliés.

Grands Zhéros de l’Histoire de France, Clémentine Portier-Kaltenbach, JC Lattès, 2010, 302 pages, Histoire
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Quelques difficultés à comprendre qui sont les zhéros mentionnés comme quasi nuls mais pas complètement.

 

** ” La 16e séduction” de James Patterson et Maxine Paetro

Trop, c’est comme pas assez  !
                                      Dicton québécois

Nouvel opus de la série « Wome’n Murder Club » et certainement le dernier pour un moment. C’est mon troisième en quelques jours… Je sature.

Une vague de terrorisme sévit aux États-Unis depuis quelques mois. Après les événements de « La 15e  affaire », Lindsay Boxer  séparée de son mari, accepte toutefois une invitation à dîner. Près de leur restaurant, une énorme explosion détruit le musée des sciences, causant de nombreuses victimes.

Joe se rue dans les décombres et est grièvement blessé par une deuxième explosion.

Au milieu de l’affolement général, Lindsay remarque un homme qui regarde les décombres, le sourire aux lèvres. Interpellé, il avoue spontanément être l’auteur de l’attentat.

Lors  des interrogatoires, le suspect dénommé Connor Grant, professeur de physique, va se rétracter et refusera  de confirmer  sa culpabilité. Puis durant  son procès, Connor, qui se défend seul, obtient son acquittement.

Qui est vraiment ce Connor Grant, dont Lindsay est sûre de la culpabilité ? 

Pendant ce temps, un tueur à la seringue sévit dans un San Francisco effrayé.
Qui est ce tueur sans scrupule?

On connaît rapidement la réponse à cette deuxième question puisque on suit les pensées et les pérégrinations de l’assassin.

Pour Connor Grant il faut attendre la fin du roman pour connaître ses origines tumultueuses et son passé  effrayant.

C’est le premier roman de cette série où les auteurs nous immiscent dans la tête des tueurs, ce n’est pas ce que j’aime le plus car j’ai tendance à me mettre à la place des enquêteurs et savoir ce qu’ils ne savent pas encore me dérange toujours.

Mon incursion chez Patterson va s’arrêter là,  pour le moment du moins.

La 16e séduction, James Patterson et Maxine Poeti, JC Lattès, 2018, 299 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Les aventures de Lindsay manque parfois de crédibilité,  cette  qualité qui rend  quelque chose susceptible d’être cru.

 

** “15e affaire” de James Patterson et Maxine Paetro

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles qu’on a le plus d’intérêt à savoir.
                                                                                  Proverbe chinois

Suite des enquêtes de Lindsay Boxer et du « Women’s Murder Club ».

Tout d’abord, il y a un quadruple homicide dans un hôtel de luxe, puis le crash d’un avion en provenance de Chine et enfin la disparition de Joe le mari et l’un des deux amours de Lindsay avec leur petite fille.

Il semble qu’une magnifique femme blonde serait impliquée dans les assassinats et aussi dans la mystérieuse disparition.

Plus surprenant, le cadavre principal  de la tuerie, un ressortissant chinois,  porte le même nom qu’une des victimes du crash.

Il ne sera pas facile pour Lindsay de solutionner ce genre d’investigation car la CIA semble être mêlée aux assassinats et que Joe et la mystérieuse blonde auraient travailler ensemble pour cette organisme dans le passé.

Espionnage, trahison et mensonges dans ce roman où Lindsay se rend compte qu’elle ne connaît que peu de choses sur le passé de son mari.

La colère n’est jamais bonne conseillère mais permet parfois de modifier ses sentiments en les clarifiant.

J’ai l’impression de relire les romans de mon adolescence et les aventures de Francis Coplan ou Hubert Bonnisseur de la Bath (OSS117),  

15e affaire, James Patterson & Maxine Paetro, JCLattès, 2017, 312 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : c’est divertissant pour un temps mais la qualité littéraire laisse à désirer..

Cuisses de poulet au sumac

Changer la routine
dans la cuisine

 

Même si on peut trouver un certains nombres de recettes, on revient souvent sur les mêmes, par habitudes ou par peur du changement. Pourtant une épice différente peut  faire cette différence.

La poudre de sumac obtenu à partir d’un fruit est surtout utilisée au Moyen-Orient.

Ingrédients :
4 cuisses de poulet
2 c/c de sumac
1/2 c/c de curcuma
huile d’olive
Sel & poivre
1 c/s jus de citron

Préparation :
– Préchauffer le four à 350 F ou 175 C
-Retirer la peau des cuisses*
-Dans un petit bol mélanger les épices avec une pincée de sel et de poivre
-Sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin poser les cuisses après les avoir saupoudrées du mélange d’épices de tous les côtés, arroser d’huile d’olive et du jus de citron.
-Mettre au four pour 20 à 25 minutes.

En accompagnement vous pouvez mettre sur la plaque soit des pommes de terre coupées en frites soit des champignons de Paris que vous aurez saupoudrés des même épices, d’huile et de citron.

* Retirer la peau des cuisses de poulet est plus simple qu’il n’y paraît.
Détachez légèrement la peau et tirer avec un essuie-tout.

Bon appétit !

*** “Les bracassés” de Marie-Sabine Roger

L’handicap est une forme de singularité, qui met en avant d’autres qualités insoupçonnées. 

 

Je ne pense pas être le seul à me sentir gêné en rencontrant des personnes différentes par leurs handicaps, leurs infirmités, leurs gestuelles ou leurs langages.

Je suis comme pris entre la compassion et cette maudite curiosité malsaine de regarder sans voir.

Mais, que pensent ces personnes  de ces regards qui se détournent?

C’est ce sujet difficile qu’aborde l’auteure dans ce roman surprenant en leur donne la parole.

Atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette, Harmonie est une jeune femme  affligée de  tics moteurs et sonores et de problèmes  comportementaux qui nuisent à son fonctionnement social.

Fleur est une dame obèse de 76 ans hypocondriaque, dépressive , agoraphobe et complètement dépendante d’une multitude de médicaments censés améliorer son anxiété permanente.

Ces deux femmes, habitent le même quartier, et ne sont pas destinées à se rencontrer. Le jour où Fleur recherche quelqu’un pour garder son chien,  Harmonie répond à cette annonce.

Quand le petit ami d’Harmonie qualifie de « bras cassés »  les personnes ayant des problèmes sociétaux, Harmonie le quitte ne sachant ni où aller ni que faire pour continuer à vivre.
Finalement  elle demandera à Fleur de l’héberger.

Et puis d’autres « handicapés »vont se greffer au duo, Elvire atteinte de nystagmus mouvement involontaire des deux yeux qui change alternativement de sens, Tonton qui, malgré son surnom, est une femme plutôt hommasse et mal embouchée, Mr Poussin, dont les presque 103 ans n’ont en rien embellie la laideur initiale et qui photographie les passants du quartier depuis son adolescence.

Après quelques chapitres je ne savais trop si ce roman allait me plaire et puis je me suis attaché à ces « bracassés», à leurs sensibilités à leurs volontés de survivre comme tout le monde en dépit de leurs problèmes, et surtout à leur humour parfois corrosif.

De la même auteure j’avais déjà beaucoup aimé  « Trente six chandelles », elle remet ça avec ce joli roman sur la « résilience »* qu’elle traite avec beaucoup d’amour et de fantaisie .
*mot à la mode que je réussis enfin à utiliser

À lire pour retrouver foi en  l’humanité

Les bracassés, Marie-Sabine Roger, Ed du Rouergue, 2018, 314 0agesm roman social
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Une fin un peu trop sentimentale, si seulement la vie pouvait être aussi chaleureuse que dans certains romans. Malheureusement …

 

** “Félix et la source invisible” de Éric-Emmanuel Schmitt

Il ne faut jamais blâmer la croyance des autres, c’est ainsi qu’on ne fait de tort à personne. Il y a même des circonstances où l’on doit honorer en autrui la croyance qu’on ne partage pas.
                                                                                                     Bouddha

 

Je suis plein de préjugés et sans en avoir rien lu  je n’éprouvais aucun intérêt pour cet auteur ou plutôt pour être franc je n’aimais pas le personnage, sans le connaître sans l’avoir jamais rencontré sauf à la télé. Quand je réfléchis à mes réactions, ça m’arrive parfois rarement de réfléchir, je me dis que c’est un peu …* (Je n’écrirai pas le qualificatif, ce blog n’etant pas voué à désapprouver son auteur)
*bête, idiot, crétin,imbécile, borné, con etc..

Félix à 12 ans et vit à Paris avec sa mère Fatou qui tient un petit bistro à Belleville. Pas de père dans le décor et Fatou prétend qu’elle fit son fils avec le Saint-Esprit.

Lorsque elle tombe dans une profonde dépression pour des raisons trop longues à expliquer dans ce court texte, Félix et les habitués du bistro vont tout essayé pour qu’elle  retrouve sa joie de vivre, en vain. Ni les devins animistes ni les sorciers charlatans ni l’oncle Bamba venu en catastrophe du Sénégal ne réussiront.

Finalement c’est le fameux Saint-Esprit, en fait le patronyme du père,  marin voyageur au long cours, qui entraînera Félix et surtout Fatou au Sénégal pour qu’elle retrouve la paix dans son passé oublié.

Joli comte poétique sur la force et le mystère de certaines croyances tout en ridiculisant ceux qui en profitent.

Il doit exister des auteurs auteures autrices auteuses que j’adore sans les avoir jamais vus vues et que peut-être je n’aimerai pas du tout si je les rencontrais. Ce petit roman  m’a démontré… que les talents d’écrivains écrivaines, et Mr Schnitt en a en tabarnouche du talent,  n’ont rien à voir avec leurs personnalités ou leurs allures. Je suis donc un peu moins … juste un peu moins..* qu’au pare à vent, oh part avant**.
* voir plus haut
** Mr Dard, sortez de ce texte !

Félix et la source invisible, Éric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, 2018, 227 pages, roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : J’ai déjà l’air assez bête comme ça sans en rajouter.