*** ”Mort à Florence” de Marco Vichi

Les absolutions de la justice humaine sont de secrets encouragements au crime ; l’impunité n’a jamais fait que des hypocrites et des scélérats.

Florence, 1966. Le corps d’un enfant disparu est retrouvé dans un boisé. L’autopsie confirme qu’il a subi des sévices sexuels avant d’être étranglé. Ce type  d’enquête, difficile par son horreur, enrage le commissaire Bordelli qui, après le passage des techniciens, continue de fouiller et trouve, non loin de la tombe improvisée, une facture de téléphone appartenant à un commerçant boucher. Rien ne prouve qu’elle a un rapport avec l’assassinat aussi Bordelli décide d’utiliser la méthode dite silencieuse, prouve qu’un on surveille et on attend.

La patience n’est-elle pas une vertu première pour un policier ?

Cette surveillance n’apporte aucun élément sur le meurtre de l’enfant sinon qu’elle prouve qu’un certain nombre d’anciens partisans de Mussolini, dont le boucher, participe à des réunions en souvenir de leur ancien leader.

En cette année 1966, l’Italie n’est pas encore complètement rétablie de la période du fascisme et l’Arno, le fleuve qui traverse Florence va lui faire subir la pire inondation de son histoire ce qui  va compliquer le travail des enquêteurs.

Celui-ci reste un faire-valoir pour l’auteur pour nous parler de la situation politique et sociale qui a suivi la chute du régime totalitaire et surtout de la catastrophe qui a submergé les rues et les habitations florentines les couvrant, pendant plusieurs jours, d’une boue nauséabonde aux odeurs de détritus et de mazout.

Ce sont les principaux intérêts de ce roman et même si l’enquête aboutit à certains résultats, Bordelli perdra contre une coterie de personnages hauts placés et sa décision ultime nous laisse perplexe sur les suites éventuelles de la série.

Ceux que l’histoire du siècle dernier intéresse y trouveront des éléments qui ont encore certaines répercussions sur la politique actuelle de ce pays.

Mort à Florence, Marco Vichi,  Ed. Philippe Rey, 2017, 395 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : malaise, quand tous les méchants ne sont pas  punis.

 

 

 

Be Sociable, Share!

2 réflexions au sujet de « *** ”Mort à Florence” de Marco Vichi »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *