*** ”Maisons de verre” de Louise Penny

Une bonne conscience rend le sommeil léger.*
                                                                                    Proverbe

*à rapprocher de la question que pose ce roman. (voir à la fin de ce texte)

J’aime le petit village isolé de Three Pines, que seuls les voyageurs perdus  arrivent à découvrir accidentellement.
En choisissant ce nouveau roman de Louise Penny, je  savais déjà que j’allais me glisser subrepticement au sein d’une communauté dont l’amitié et l’entraide sont des coutumes quotidiennes comme le thé ou le chocolat chaud chez Gabri ou les viennoiseries de Sarah, la boulangère, au milieu de mes amis;  Clara l’artiste-peintre, Olivier le cuisinier, Myrna la bibliothécaire psychologue, Ruth la vieille poétesse et Rose sa cane.

Ce roman débute sur une session du tribunal où Armand Gamache témoigne sur les faits qui ont précédé l’arrestation d’un assassin, assassin dont on ne connaîtra  le nom qu’à fin, (suspens….suspens…)  qui aurait tué ”le cobrador” ou du moins une personne vêtue comme lui.

Au lendemain d’Halloween était apparu au milieu du village, une silhouette masquée, immobile, muette, inquiétante qui mettait tout le village mal à l’aise.

Nouveau directeur de la Sûreté du Québec, Armand Gamache n’avait aucune raison de l’obliger à partir, ni aucun motif pour l’appréhender.

Le ”cobrador” est une vieille coutume espagnole. Pour obliger un individu à régler un compte qu”il soit moral ou pécuniaire, il se présente sans arrêt devant lui, vêtu d’une tenue reconnaissable par  toute la société

Mais qui est-il venu surveiller dans ce petit village perdu ?

Quelques jours plus tard, alors que la morbide figure masquée a disparu, un cadavre est trouvé dans la petite église Saint-Thomas vêtu de ses  habits et de son masque.

Méticuleusement construit, le récit alterne entre les séances judiciaires, la recherche des indices sur le meurtre, le suicide, des années plus tôt, d’un étudiant universitaire, mais aussi avec une enquête parallèle dans laquelle Gamache et son équipe veulent éradiquer le plus important cartel de drogues du Québec qui utiliserait Three Pines, proche de la frontière américaine, pour transporter celles-ci vers les Etats-Unis.

Et si toutes ces affaires avaient un point commun !

L’auteure propose un sujet intéressant : la conscience comme valeur suprême serait-elle au-dessus des lois?
Un dilemme moral pour tous les hommes de lois impliqués mais aussi un sujet de réflexion intéressant pour  notre société.

Pour Armand Gamache, contrairement au proverbe en exergue, la question va presque l’empêcher  de dormir.

Maisons de verre, Louise Penny, Flammarion, 2018, 462 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Une histoire complexe, une construction méthodique, avec un dénouement peu crédible, malheureusement.

 

 

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4 réflexions au sujet de « *** ”Maisons de verre” de Louise Penny »

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