”La mort dans l’âme” d’Ian Rankin

On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
                                                                                           Proverbe écossais

Ce n’est pas une  enquête qui tracasse Rebus mais plusieurs et en même temps.
Les séries policières nous ont habitué à une seule enquête par épisode avec une équipe qui travaille 24 heures sur 24 ce qui doit soit faire rire soit faire enrager tous les enquêteurs des maisons poulagas du monde.

Pour des raisons que nous apprendrons plus tard, Les services sociaux ont installé un pédophile bénéficiant d’une liberté conditionnelle en face… d’un jardin d’enfants.
Un policier a fait une chute mortelle depuis une falaise, suicide ou meurtre? Un tueur en série, condamné aux États-Unis, est renvoyé dans son pays d’origine et devient la vedette des médias, tandis qu’un enquêteur à la retraite reprend les investigations sur le meurtre de sa nièce, persuadé que le tueur fut son assassin.

La présence d’un pédophile près du jardin d’enfant ou le retour d’un tueur potentiel ne font pas partie de ce que souhaite pour sa ville notre inspecteur de police écossais. Il va utiliser les médias pour informer le quartier de la présence du premier et faire surveiller étroitement l’autre.

Toutes ces affaires se mélangent dans un imbroglio dont Ian Rankin a le secret.
Le pédophile avait été une victime de deux prédateurs dans un orphelinat et doit témoigner durant leurs procès et dévoiler qu’un troisième monstre participait aux viols.
Le dangereux psychopathe bien qu’étroitement surveillé  a décidé de se venger sur ceux qui continuent d’enquêter sur son passé tout en ajoutant Rebus à son futur tableau de chasse.

Et le suicide (?) du policier me direz-vous? Il se rattache bien sûr à ces affaires mais j’arrêterai là mon propos pour éviter de me faire traiter de spoiler.

Personnage attachant, Rebus fait partie de la longue liste des policiers dont le métier à gâcher la vie personnelle et qui se réfugie régulièrement dans les vapeurs de l’alcool plutôt que de rentrer dormir dans son pitoyable appartement.

Je lis cette série sans m’occuper de leur chronologie si bien que je dois faire abstraction des histoires personnelles du héros. Outre les enquêtes de Rebus c’est la ville d’Edimbourg qui m’intéresse…et le pure malt écossais, bien sur.

La mort dans l’âme, Ian Rankin, Gallimard, 2005, 608 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Seul reproche rédhibitoire en ce qui me concerne, Rebus ajoute de l’eau dans son whisky…pouah!

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