**** “La lumière de la nuit” de Keigo Higashino

Entre amis, on peut se dire ce que nous avons sur le cœur.
                                                                                                                 Tahar Ben Jelloun

Dans une maison en construction, un prêteur sur gage est assassiné, une somme d’argent importante a disparu.

Durant l’enquête le lieutenant de police Sasagaki Junzo interroge sa femme, son employé et son fils, âgé d’une dizaine d’années,  puis un certains nombres de ses clients dont une jeune femme, mère d’une petite fille Nishimoto Fumiyo, dont les relations avec le prêteur sur gages semblent plus personnelles. Finalement le principal suspect et  ami de Nishimoto Fumiyo  meurt dans un accident de voiture puis la jeune femme est retrouvée morte,  intoxiquée par le gaz. Ces deux décès  closent l’enquête.

La vie continue pour la les enfants Nishimoto Yukiho et Kirihara Ryo devenus orphelins. La première, adoptée par une parente reçoit  une éducation traditionnelle incluant la cérémonie du thé*  et l’art floral**. Elle devient une très belle jeune fille qui va poursuivre ses études jusqu’à l’université.
*chanoyu
**ikebana

Ryo après ses études devient un spécialiste des programmations sur ordinateur, alors  dans leurs premiers balbutiements, et profite des lacunes des réglementations pour subtiliser certains programmes de jeux, les copier et en tirer des profits.

Pendant les vingt années qui suivent, Yukiho va réussir en affaires et Ryo va accroitre les siennes souvent à la limite de l’escroquerie et parfois très près de certains membres des yakusas.

Après les événements de leur enfance, Yukiho et Ryo n’ont jamais eu apparemment de relations personnelles,

Mais toutes les personnes qui semblent les gêner subissent des violences qui les écartent ou les éloignent, suscitant aux lecteurs de nombreux doutes qui surviennent puis disparaissent comme font les vagues qui arrivent sur la côte et ne laissent aucune trace une fois disparues.

L’auteur joue ainsi avec nos présomptions jusqu’au moment ou l’inspecteur de police devenu retraité, et qui n’avait jamais pu oublier le meurtre du prêteur sur gages  et la mort de la jeune mère va enfin découvrir ce qui s’est réellement passé.

Le premier tiers de cet excellent  thriller psychologique  m’a paru long et un peu ennuyeux et puis à partir du livret VI, j’ai embarqué et, s’il m’avait fallu une semaine pour les cinq premiers, les cinq cents dernières pages* ont été avalées en trois ou quatre jours.
*sur 758

La lumière de la nuit, Keigo Higashino, Babel noir, 2017, 758 pages, Thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Des doutes, des suppositions, des présomptions, jamais rien de concret avant la fin, énervant mais.. excellent.

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4 réflexions au sujet de « **** “La lumière de la nuit” de Keigo Higashino »

  1. dasola

    Bonjour Le papou, un peu long mais j’ai aimé. J’ai terminé aussi La fleur de l’illusion (un billet à venir et j’espère lire bientôt le tout nouveau : Les doigts rouges. Un écrivain que j’apprécie beaucoup. Bonne journée.

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