**** “Jusqu’à l’impensable” de Michael Connelly

Ripou (pl : Ripous ou ripoux ) : Policier vénal et ou corrompu 

Une histoire de ripoux, proxénètes par choix, maître-chanteurs par hasard et un peu tueur par nécessité, Rien de bien nouveau ou d’extraordinaire dans ce nouveau roman de Michael Connelly mais je ne me lasse pas de le lire. Surprenant,  si on considère que j’en ai abandonné beaucoup d’autres que je lisais avec un certain plaisir et qui sont parvenus à m’ennuyer.

Cette fois-ci, Harry, mis è la retraite d’office des services de police, n’a pas du tout envie d’aider Mickey Haller son demi-frère et avocat dont le dernier client, accusé du meurtre sauvage et du viol d’une directrice adjointe des services municipaux, n’arrête pas de clamer son innocence. Quand, pendant des années, on a travaillé pour les districts attorneys, se mettre au service des avocats de la défense est considéré comme  une trahison par les services de police.

Haller est têtu et réussit à convaincre Harry de jeter un coup d’œil sur le dossier.

Un détail mais un détail d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers de dollars va turlupiner Bosch, une montre qui a disparu, Ce petit détailllounet ajouté à deux communications téléphoniques avec des bijoutiers et à l’assassinat de la seule personne capable de confirmer l’alibi du client de Haller vont troubler notre ex-policier et l’entraîner dans cette enquête dont il ne voulait pas.

Le plus ennuyeux est que l’ADN de l’accusé a été retrouvé un peu partout sur et, ne le cachons pas, dans le corps de la victime, ce qui est difficile à expliquer si on nie toute relation avec elle.

Ennuyeux n’est-il pas!

Je ne vous en dis pas plus sinon que beaucoup d’autres cadavres vont jalonner cette enquête car le nettoyage par le vide, historiquement  qualifié de politique de la terre brûlée, paraît la seule évidence et le seul moyen pour les meurtriers de ne pas faire prendre.

J’aime bien Harry Bosch, le personnage récurrent de Connelly, sa manière minutieuse d’avancer dans ses enquêtes sans rien laisser au hasard, sans coup de théâtre, sans indices cachés qui apparaîtraient soudainement pour surprendre le lecteur et mettre en doute ses capacités de déduction.

Toujours pas lassé après ce énième roman !

PS: Dans mes souvenirs un seul roman de Connelly m’avait déçu et je ne dirai pas lequel parce que je n’aime pas délater. Seul indice : il ne se passait pas à Los Angeles.

Jusqu’à l’impensable, Michael Connelly, Le Livre de Poche, 2018, 473 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : On sait qui et pourquoi, et pourtant,  on continue.

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2 réflexions au sujet de « **** “Jusqu’à l’impensable” de Michael Connelly »

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