*** ”En attendant le jour” de Michael Connelly

À Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures, ils en font des émissions de variétés pour la télévision.
                                                                                                Woody Allen

 

Après une lecture difficile, le duo Michael Connelly et son enquêteur Harry Bosch sont un de ces vieux pull que j’enfile pour redevenir un lecteur confortable.

Dans ce nouveau roman, j’avais bien le romancier mais avec un nouveau personnage. D’un côté, la tranquillité casanière d’un auteur chouchou de l’autre, l’aventure peut-être hasardeuse d’une nouvelle héroïne.

Nouvelle mais pas néophyte puisqu’elle a eu pendant cinq années un équipier qui ne l’a pas soutenu dans ses problèmes avec sa hiérarchie et qu’elle s’est retrouvée mutée à la brigade de nuit.

Renée Ballard a été élevée à Hawaï par un père surfer qui a disparu en mer. Elle a été recueillie par sa grand-mère paternelle après avoir été abandonnée par sa mère, Femme moderne, adepte du paddle dans la baie de Los Angeles, sans autre attache que sa chienne Lola, qu’elle a sauvée de maltraitance, elle présente un caractère bien trempé mais fait preuve d’empathie pour les victimes.

Dans ce premier roman, elle enquêtait sur une agression violente subie par un prostitué lorsqu’elle se retrouve à l’hôpital pour effectuer les premières constatations sur une des cinq victimes d’une tuerie dans une boîte de nuit.

Alors que les investigations sont dirigées par le chef de la police, qu’elle avait accusé de harcèlement sexuel,  qui veut l’en éloigner , elle se rend compte que l’une des victimes, truand notoire, portait un micro pour faire tomber un ripou* et négocier auprès des juges une peine plus indulgente.
*en verlan : policier pourri

L’affaire se complique lorsque son ancien partenaire est assassiné prouvant que le policier ripou continue à faire le ménage puis, le suspect des violences sur le prostitué l’enlève pour la tuer.

Bien entendu, comme souvent, l’auteur nous entraîne vers de fausses pistes mais quand on connaît Connelly on se doute que le méchant n’est pas celui mis en évidence mais doit faire obligatoirement partie prenante de l’enquête … sinon ce serait injuste pour le lecteur.

Finalement, je me suis senti plutôt à l’aise avec ce nouveau personnage. L’auteur et sa façon de procéder restent les mêmes. le sexe étant la seule différence entre Bosch et Ballard.

En attendant le jour, Michael Connelly, Calman Levy, 2019, 432 pages, policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Je voudrais bien savoir qui  décide le titre français d’un roman étranger et comment dans ce cas précis on est passé de (traduction libre) ”Sacrée nuit noire” à ”En attendant le jour” en té cas,  il ne fait pas la différence entre le jour et la nuit.

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2 réflexions au sujet de « *** ”En attendant le jour” de Michael Connelly »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Même pas, j’aime la façon de raconter de Michael Connelly et il reste un des seuls auteurs qui n’a pas réussi à me lasser
      Le Papou

      Répondre

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