Chouette polémique d’un Z’Hibou qui bout

Cet article a été écrit il y a quatre ans mais la cupidité de l’homo sapiens n’a pas de cesse et de nouveaux actes frauduleux se font jour.

Un texte de ZHubert le hibou :

”Même s’il est le gentil compagnon de vos journées, « À un chien dont on a coupé la queue, on ne demande pas de montrer sa joie »*, mais, approchez-vous avec une machette et il essaiera de vous mordre.”
*Boucar Diouf

Je jure que je ne voulais pas. « Jurer c’est pas beau », me répète souvent mon copain humanoïde. Il faut dire qu’on se fréquente depuis si longtemps qu’il fait facilement la différence quand je hulule ou quand je hue.

Et là je m’étais mis à huer, le pendant aviaire des « sacraments » québécois.

Régulièrement posé sur l’épaule du Papou, nous jetons ensemble  un vague coup d’œil sur le journal, lassé des problèmes sociétaux qui sont le pain et le beurre des diffuseurs d’informations.

On s’habitue à tout…malheureusement.

La machette théorique fut la lecture d’un roman de Donna Leon, « un vénitien anonyme » Les ailes me sont tombées en lisant la page 246* :

«  Ces dernières années, l’Italie avait été secoué par une vague d’arrestations et de condamnations pour toutes sortes de fraudes et d’affaires de corruption, à tous les niveaux, industriels, entrepreneurs, jusqu’aux ministres. …à croire que la corruption était un mode habituel de fonctionnement dans le gouvernement. »

Dans le journal de ce matin-là, on parlait d’allégations de fraudes et de corruptions concernant des sénateurs, des organismes para-gouvernementaux, des fonctionnaires, des dirigeants d’hôpitaux, des maires associés à des entrepreneurs, à la pègre et aux fonds d’investissements de certains syndicats et même des membres haut-placés… de la police*. Si on se doute un peu du ratio entre ceux qui sont pris la main dans le sac ou plutôt la bouche sur le pis et ceux qui ne le sont pas encore, on peut supposer que l’iceberg est beaucoup plus gros.
*Dans le même journal…le même jour !

Et je me suis envolé, manquant, de colère, de me péter les aigrettes sur la vitre de la fenêtre la plus proche.

Pour l’Italie, on savait. Pour la France, on savait aussi. Pour d’autres pays moins moderne, j’allais dire plus arriéré, on n’avait aucun doute. Mais le Canada…LE CANADA !

Les fonds gouvernementaux sont devenus les vaches-à-lait où viennent s’abreuver des suceurs sans vergogne qui se cachent sous un masque de la respectabilité.

Les gouvernements engrangent des milliards en impôts et en taxes et en distribuent autant. Que représentent quelques centaines de millions qui disparaissent subrepticement avec de faux remboursements, de fausses notes de frais, de fausses factures ou des ristournes sur des augmentations frauduleuses et artificielles des prix ? Des « peanuts » mais à force ça fait des « peanuts » grosses comme des citrouilles.

Et que nous disent les gouvernements pour se justifier ou au moins s’excuser ? Rien

Ah si ! Trois choses !

On ne pourra pas tenir nos objectifs financiers pour baisser la dette du pays.
On va augmenter les salaires des députés. (?)
On va diminuer la petite rente des retraités. (France)

Heureusement que les strigidés ne votent pas. J’ai demandé au Papou : Qu’en penses-tu ? Il m’a regardé d’un air bovin, comme assommé ?

Il venait de payer ses impôts.

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