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*** “Les noyées du grau* de Narbonne” de Marc Paillet

 On oublie l’origine d’un parvenu s’il s’en souvient ; on s’en souvient s’il l’oublie.
                                                                                              John Petit-Senn

*grau : Grau est un terme occitan signifiant « estuaire » ou « chenal »

Doremus, un des assistants  des missi dominici Erwin et Childebrand, est en visite chez son cousin le drapier Geroul à Narbonne lorsqu’on retrouve le cadavre d’une jeune femme, noyée, les mains attachées dans  le dos. La jeune victime, Laetitia, fille d’un important négociant, était l’épouse du fils d’un gros propriétaire terrien de la région.
Pressentant une situation  grave pour la région, Doremus  envoie un message à l’abbé Erwin.

Même si les officiers du comte de Narbonne Sturnion sont chargés de l’enquête, Doremus commence à poser quelques questions autour de lui et ne comprend pas les réticences de ses interlocuteurs, incluant son cousin,  à commenter ce meurtre.

Lorsqu’on retrouve dans le même grau Laure,  la bru de Geroul, tuée de la même manière, Doremus renouvelle ses craintes par écrit et à la surprise de voir arriver quelques   jours plus tard, Erwin accompagné du comte Childebrand,  qui s’était mis en route dès réception de la première lettre.

L’enquête s’enlise dans les marais entourant Narbonne quand une troisième victime est retrouvée au même endroit et dans les mêmes conditions. Leoda était l’épouse d’Aymeric, un  armateur parvenu.

Toutes les informations que reçoivent les enquêteurs indiquent que les trois couples s’entendaient bien pourtant Laure avait quitté son époux pour vivre avec un marchand d’esclaves à la réputation douteuse, Laeritia venait d’apprendre qu’elle avait été adoptée et voulait en informer toute la bourgeoisie narbonnaise et une amie de Leoda avait signalée qu’elle n’était plus heureuse dans la nouvelle vie prétentieuse de son mari.

On pouvait supposer que l’un des maris, au moins,  était impliqué dans ces meurtres mais tous les trois ont de solides alibis et il faudra toute la sagacité de l’abbé Erwin pour solutionner cette série de meurtres.

Les noyées du grau de Narbonne, Marc Paillet, 10/18, 2000, 258 pages, Policier historique.
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Le bémol du Papou : Lady Agatha Christie avait déjà utilisé une situation identique ce qui n’est pas une surprise car elle a presque tout « inventé » dans les affaires criminelles.