** « Vert Palatino » de Gilda Piersanti

cvt_Vert-Palatino--Un-printemps-meurtrier_9563J’aime les enquêtes de Brunetti à Venise et de Montalbano en Sicile. J’avais noté pour mon  challenge « polars du monde », deux autres possibilités italiennes ;  Rome par Gilda Piersanti et Florence par Marco Vichi.

Rome, c’est fait.

Sur les terrasses du Corviale, une immense barre d’immeuble située  à la périphérie de Rome, Mariella de Luca, une jeune enquêtrice, est brutalement agressée en cherchant des indices sur la disparition de Sara Longo, une petite fille de huit ans.

Nous sommes presque à la fin du championnat de football de 2001. Chaque match vide les rues de la capitale italienne car l’AS Roma mène le championnat.  Une seule défaite pourrait cependant remettre en question son emprise sur le « scudetto » de cette année-là.

Au Corviale, un jeune dealer est découvert, le crane fendu. Dans son ordinateur, on retrouve des films pornographiques. Ce trafic pourrait-il être la cause de la disparition de la petite fille que Mariella espère encore la retrouver vivante ?

La mère de Sara est femme de ménage. Issue de la bourgeoisie riche, elle fut rejetée par  sa famille après son mariage avec un  infirmier.  Ses explications et certains détails sur la disparition dérangent Mariella. Qu’allait faire Sara toute seule, sous une pluie battante, sur les terrasses de son immeuble ? Terrasses où Mariella a été agressée.

Lorsqu’on retrouve le cadavre de l’enfant dans un chantier d’archéologie, la piste pédophile parait s’estomper. Elle n’a pas été agressée sexuellement même si ses poignets sont attachés par une corde lâche et son décès a été causé par noyade.

Pourtant un monde pervers subsiste à la périphérie de l’enquête et le jeune stagiaire de Mariella est éventré en essayant d’obtenir des informations.

Dans cette Rome inondée par une pluie incessante, on est loin de la sérénité qui se dégage des enquêtes vénitiennes et siciliennes et on y mange beaucoup moins bien*.
*Heureusement pour ma ligne.

En générale, les policières héroïnes de romans sont fortes, dures, courageuses, énergiques, tenaces, et résolues. Si Mariella possède certaines de ses qualités, elle  cache de nombreuses faiblesses sous une personnalité féministe et moderne. Cela la rend attachante même si, parfois, on aurait envie de la bousculer*.
*Euphémisme

polarmonde
Polars du monde : Rome, Italie

Vert Palatino de Gilda Piersanti, Pocket, 2009, 281 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Les prières pour des vœux de réussite avec renoncement du plaisir m’ont semblé difficiles à croire.


Be Sociable, Share!

6 réflexions au sujet de « ** « Vert Palatino » de Gilda Piersanti »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Je sais, comme d’habitude, je n’ai pas commencé par le premier Rouge abattoir mais je l’ai dans ma PAL.
      Le Papou

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *