*** « Vendetta chez les ch’tis » d’Elena Piacentini

 « U troppu stroppia. »
(
Trop, c’est trop.)
Proverbe corse

vendetta-chtis-elena-piacentini-L-d9NpPYPeut-on imaginer que, « dans l’intérêt supérieur de l’État », des fonctionnaires utiliseraient un tueur psychopathe ?
Peut-on réussir à faire d’une enfant une tueuse sans pitié ?

Elena Piacentini répond positivement à ces deux questions et nous offre un roman qui, du Brésil à la Sardaigne et de Lille à Nice en passant par Paris et la Normandie, entremêle trois affaires. Un tueur qui règle de vieux  comptes, un médecin légiste substitut pernicieux et des fanatiques anti-avortements prêts à tuer et à mourir pour leurs idées*.
*L’humain n’est pas à une contradiction prêt.

Tout commence par l’assassinat, selon une méthode qui ressemble à celle utilisée par un tueur en série quelques années plus tôt, de deux jeunes femmes qui voulaient avorter.
Sur leurs corps,  une représentation de Moloch, un dieu cananéen auquel on sacrifiait des enfants, amène d’abord le commandant Pierre-Arsène Léoni de la P.J. de Lille et son équipe à soupçonner des intégristes religieux.

Une jeune journaliste ambitieuse, un fonctionnaire corse sur le retour et un policier qui radote vainement une légende sur un tueur en série vont ramener l’équipe d’enquêteurs sur la piste du tueur qui se fait appeler Moloch.

Pendant ce temps, Eliane, le médecin légiste titulaire, en année sabbatique et crapuleuse, troublée par une réflexion de Léoni sur son remplaçant qu’elle connait depuis leurs années d’études, décide de se rendre en Normandie enquêter sur le passé de ce collègue.

Dans ce suspens aux énigmes multiples, l’utilisation de chapitres courts, voire très courts, apportent un rythme enlevant jusqu’aux solutions finales.

L’idée de lire cette auteure m’a été donné par Claude Le Nocher.

PS : Pour ceux qui vivent à l’extérieur de l’Hexagone.  Ch’tis est le surnom donné aux habitants du nord de la France.

Hexapolargone
Challenge des romans policiers à travers l’Hexagone

Vendetta chez les Ch’tis d’Elena Piacentini, Ravet-Anceau, 2010, 358 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : J’écris souvent que trop d’épices gâtent la sauce.

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4 réflexions au sujet de « *** « Vendetta chez les ch’tis » d’Elena Piacentini »

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