** « Une main encombrante » de Henning Mankell

ACH003548821.1414468585.320x320Je n’étais pas encore lassé de Wallander. Immense fut ma déception  en apprenant qu’il allait être abandonné par son auteur. Quand, plus tard, est parue une affaire de jeunesse de Wallander, j’ai refusé de la lire. Si l’auteur avait décidé de mettre son héros à la retraire, je prenais moi aussi ma retraite de cet auteur*.
*na !

Surtout qu’il m’arrive de le haïr (le cerveau de Kennedy) autant que l’aimer (les chaussures italiennes) dans ses autres romans.

le Père Noël, dans sa grande clémence qui pardonne tout et surtout mes accès coléreux, a déposé dans mon bas du même nom le dernier Wallander, paru fin 2014, qui n’est pas le dernier puisqu’il se passe avant le dernier*.
*Ce n’est pas clair mais j’essaie de faire court.

Selon l’auteur, il s’agit d’une ancienne nouvelle remaniée dont je vais vous conter l’histoire non sans vous dire auparavant (chinois)* qu’elle n’est pas la partie la plus intéressante, éclipsée par une postface de Mankell intitulé « Wallander et moi » qui m’a réconcilié (en partie seulement) avec l’auteur et l’abandon de son héros et dont voici deux courts extraits :
* C’est idiot mais ça me fait encore sourire.

 « À mon âge, les frontières rétrécissent. Le temps, qui manque toujours, manque encore plus. »*
*Il doit penser lui-aussi à ma PAL.

Et cette autre assez évidente pour qui lit des romans policiers et suit l’actualité :
« Mais je sais que ce qui se passe dans la vie quotidienne est toujours pire que la fiction. »*
*Malheureusement !

Wallander vieillit et songe à s’acheter une maison pour sa retraite, adopter un chien pour de longues promenades le long de la plage ou dans les campagnes de Scanie et, pourquoi pas, trouver une compagne qui pourrait supporter son mauvais caractère.

Il visite une ancienne ferme qui ressemble à celle de ses rêves jusqu’à ce qu’il trébuche sur le squelette d’une main émergeant du sol.
Cette main est prolongée sous terre par le cadavre d’une femme d’une cinquantaine d’années qui fut pendue puis enterrée pendant la dernière guerre.

Près de soixante années plus tard il ne sera pas facile à notre inspecteur de retrouver l’identité de cette personne ni de celle du deuxième cadavre, enterré à la même époque sous une rangée de groseilliers et, plus difficile encore, de retrouver l’assassin, si assassinat il y a.
Une affaire qui peut paraitre toute simple sinon que la plupart des habitants de l’époque ont disparu et que Wallander va risquer de perdre la vie en trouvant la solution.

Une question m’a toujours trotté dans la tête : comment les assassins, ceux qui agissent par accident ou sur le coup de la colère et ne sont pas démasqués, peuvent-ils continuer à vivre normalement sans y repenser à chaque seconde de leur existence ?
Il y a une réponse partielle dans ce roman.

Exit Wallander. Je lui souhaite une longue retraite, une petite maison sans cadavre avec un chien fidèle et une compagne agréable ou l’inverse.

polarmondePolars du monde

Une main encombrante de Henning Mankell, Seuil, 2014, 170 pages, Roman policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Comme on dit par chez nous « la fin est arrangée par le gars des vues*. »
*Réalisateur ou metteur en scène.
* »Aller aux vues : (Ancienne expression québécoise ) Aller au cinéma.

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12 réflexions au sujet de « ** « Une main encombrante » de Henning Mankell »

  1. Sandrine

    Chouette, j’ai retrouvé Le Papou ! Ben oui, je m’étais un peu perdue en chemin….
    Mais enfin, c’est pour ma grande honte vu que je n’ai encore jamais lu Mankell (et j’ai les trois premiers Wallander à la maison, en un volume…).

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    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Note Marie-Claude que c’est presque toujours comme ça, surtout les romans policiers avec un héros récurrent.
      Le Papou

      Répondre

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