*** « Un été sans les hommes » Siri Hustvedt

Poésie et musique sont les suprêmes délices des choses. Elles sont le bouquet de toutes les connaissances.
                                                                                                                George Clémenceau 

Un énorme succès en 2011, ce qui souvent m’indispose, « un été sans les hommes » m’attendait sans que j’arrive à  me décider.

J’ai bien fait d’attendre une période où j’était obligé de ne rien faire. S’Il existe des livres « saucisson », vous savez ceux qu’on peut lire par petites tranches sans rien perdre de l‘intrigue, ce n’est certainement pas le cas de cette nouvelle écrite à la première personne.

Après une crise de folie passagère provoquée  par le départ de son mari qui, après trente ans de mariage, a décidé de prendre une pose, « pose »  beaucoup plus jeune avec une masse de cheveux blonds, L‘héroïne, poétesse et professeure, retourne au Minnesota pour se rapprocher de sa mère, qui vit dans une maison de retraite et forme, avec quelques pétillantes octogénaires,  un groupe désireux de profiter au maximum du reste  de leurs vies.

Elle a accepté de donner des cours d‘initiation à la poésie à des adolescentes et noue  rapidement une amitié sincère avec Lola, jeune mère délaissée par un mari brutal.

Entre le comité joyeux des veuves, les rivalités perverses des adolescentes, et l’innocence des  enfants de sa voisine, elle revient sur les événements de sa vie et tente de se reconstruire.

Roman où tous les hommes sont disparus ou  ont le mauvais rôle. : « Celui d’une femme à un tournant de son existence confrontée aux âges successifs de la vie à travers quelques personnages féminins inoubliables »*
*note de l’éditeur

L‘introspection et la psychologie appliquée n‘ont jamais fait partie de mes interrogations quotidiennes  et mes connaissances de la poésie et des poètes avoisinent presque le zéro absolu pourtant je n‘ai jamais eu envie de  reposer ce roman souvent  difficile.

J‘ai rencontré  des poètes qui ne m‘étaient pas complètement inconnus comme Le Tasse ou Rainer Rilke et d‘autres dont je lisais le nom pour la première fois comme John Clare ou Christopher Smart, des philosophes comme Montaigne, Goethe, Kant ou Socrate, un psychoanalyste anglais Wilfred Bion, sans compter Freud et un sexologue américain Thomas Laqueur.*
*Cette liste ne serait pas complète sans le etc…que voici.

Ce roman avait fait l‘objet de nombreux billets alors qu‘il faisait le buzz de la blogosphère. Le premier fut celui de Fashion, disparue de cette sphère pour devenir une auteure à succès sous un autre nom que je salue au passage.

Sur la vingtaine de billetsque j’avais noté je n’en ai retrouvé que huit que voici :
Cuné, Stéphie,  Keisha, Hilde, Praline, Brize, et Sylire.  

Roman de femmes…que les hommes devraient lire.

Un été sans les hommes, Siri Hustvedt, Actes Sud, 2011, 213 pages, Roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Je n’ai pas compris le désir de l’héroïne de pardonner à son mari… mais je ne suis qu’un homme.

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