** « Soupe aux poulets » d’Ed Mc Bain

Il n’y a pas de terreur dans un coup de fusil, seulement dans son anticipation.
                                                                                                                       Alfred Hitchcock

51S5ug-jhgL._SL160_La soupe aux poulets permet de réchauffer le corps et, selon certaines croyances, de soigner un gros rhume : tout dépend des ingrédients de  la soupe et de la santé du poulet.

Virginia Dodge a décidé de soigner définitivement tous les rhumes à venir de Steve Carella, un inspecteur du commissariat no 87 de la ville de New York, qu’elle considère comme le seul et unique responsable de l’arrestation et par conséquent du décès de son époux dans la prison où il était incarcéré.

Pour cela, elle a fait irruption dans le bureau des inspecteurs et a exhibé un 38, les forçant à ranger leurs armes dans un tiroir qu’elle a fermé à clef.

Comme ces enquêteurs chevronnés ne semblaient pas comprendre la situation et pour éviter toute tentative inconsidérée de leur part, elle a pointé son arme vers une bouteille de nitroglycérine* qu’elle avait dans son sac.
*la soupe en argot de l’époque**
**D’où le titre***
***la pognez-vous ?

La plus grande partie de ce roman se passe donc en vase clos avec des enquêteurs qui essaient de trouver des solutions pour désarmer la folle nitroglycérinée tout en évitant de se faire tuer ou de faire exploser le building en entier.

Pendant ce temps…, le dénommé Steve Carella, appelé à l’extérieur pour un suicide, se pose un certain nombre de questions sur son affaire qui ressemble au « mystère de la chambre jaune ». Le suicidé se trouvait dans une pièce sans fenêtre, fermée par un verrou de l’intérieur et la corde était attachée à la poignée de la porte.

Il pense aussi et surtout au rendez-vous qu’il a donné à Teddy, son épouse, à son bureau pour fêter la nouvelle de sa grossesse.

Voilà, comme dirait le cuistot qui touille la soupe au poulet, « La table est mise » pour un excellent suspens et je n’ai pas boudé le plaisir de revenir dans ces années préhistoriques sans téléphones portables, ni ordinateurs où on tapait les documents sur une vieille Remington aux touches qui se bloquaient quand on allait trop vite*.
*Ce n’était pas mon cas.

C’est l’oncle Paul qui m’a fait connaitre Ed Mc Bain et je l’en remercie encore.

P.S. : Le terme argotique  poulets est utilisé dans l’hexagone pour policiers, ici on dit plutôt chiens…mais la soupe aux chiens, ça ne sonne pas pareil.

Soupe aux poulets, Ed Mc Bain, 10-18, 1959, 125 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou :Pour confirmer mon appréciation, j’attaque incessamment le suivant : « Pas d’avenir dans le futur ».

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8 réflexions au sujet de « ** « Soupe aux poulets » d’Ed Mc Bain »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Cette série date un peu, c’est vrai. Mais elle nous plonge dans le New York de la deuxième partie du XXe siècle ce qui ravive mes souvenirs, pas pour New York mais pour le siècle.
      Le Papou

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  1. Oncle Paul

    Bonjour Papou
    Ed McBain, un grand auteur, rigoureux puisqu’il n’hésitait pas pour écrire ses romans à accompagner des policiers dans leurs enquêtes. A redécouvrir, surtout la saga du 87è, mais il a écrit d’autres romans ayant un détective pour enquêteur
    Amitiés

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    1. jpvalentin Auteur de l’article

      J’aime beaucoup la série sur le 87e, ce qui va me donner de la lecture pour plusieurs années encore à moins que je me tanne un jour.
      Le Papou

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