** « Skidamarink » de Guillaume Musso

Le premier que j’ai lu de Musso, « L’appel de l’ange » m’avait beaucoup plu. Depuis j’aborde les suivants en espérant éprouver le même plaisir.
Cela n’avait pas été le cas avec « 7 ans après… ».*
*Espoir est mon nième prénom

51JN45VEREL._AA160_En choisissant Skidamarink, son premier roman édité en 2001, je me doutais qu’il ne serait pas aussi bon que le premier en espérant mieux que le deuxième.

Musso aime nous plonger dans les travers de notre société où progrès rapides ne deviennent pas forcément synonyme d’amélioration pour le genre humain.

Cette fois-ci il s’attaque à plusieurs sujets concomitants qu’il nomme les quatre piliers de notre civilisation occidentale ; l’ultralibéralisme économique, l’individualisme, la science et la démocratie?*
*Treize ans plus tard, ça ne s’emmieute pas, ça empironne (québécisme)

Le vol de la Joconde a fait sensation dans le monde entier. L’enlèvement de Steiner, l’homme d’affaires  le plus riche, presque autant.

Quatre personnes, ne se connaissant pas, reçoivent un morceau du tableau, accompagné d’énigmes et de réflexions sur notre monde et se retrouve dans une petite église d’un village de Toscane.*
* Vous trouverez ces pensées à la fin du billet

Un ancien avocat de renom qui a abandonné sa pratique en pleine gloire et se prend parfois pour D’Artagnan.
Un scientifique d’origine russe, passé aux américains, aussi calme qu’Athos et aussi inconscient.
Le prêtre de la paroisse, un Aramis dans son habillement et ses relations féminines.
Enfin une jolie américaine qui n’ a, heureusement, de Porthos que son orgueil.

Loin de moi de vouloir comparer Musso à Dumas, pourtant j’ai retrouvé certains points communs ;  des héros qui bravent les forces malveillantes qu’elles soient politiques ou financières en aidant  une entité gouvernementale dans sa lutte pour survivre.

Nos quatre nouveaux mousquetaires, pourchassés par les troupes du Cardnal (oups!) un groupe de mercenaires et un tueur en série, ancien professeur de lettres qui aiment goûter ses victimes au sens propre, vont devoir résoudre les énigmes envoyées par un terroriste écologiste qui signe « Mona Lisa ».

Ils n’arriveront pas à sauver l’homme d’affaire, un être immonde,  mais réussiront à éventer un projet d’attentat par empoisonnement de l’eau et feront connaitre au monde les secrets cachés des laboratoires œuvrant dans les manipulations  génétiques.

Mais qui est « Mona Lisa » et pourquoi a-t-elle (ou il) choisi ce quatuor ?

Voici les quatre pensées qui méritent réflexion :
Science sans conscience n’est que ruine de l’âme (Rabelais)
– C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches (Victor Hugo)
– Nul homme n’est une île complète en soi-même; tout homme est une part de continent, une part du tout. La mort de tout homme me diminue parce que je suis solidaire du Genre Humain. Ainsi donc, n’envoie jamais demander : pour qui sonne le glas; il sonne pour toi. (John Donne)
– La misère morale et politique d’un gouvernement le rend de fait illégitime. (Alexis de Tocqueville)

Anne-Laure m’a donné envie de …

Skidamarink de Guillaume Musso, La belle colère, 2001, 379 pages, Thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

 Le bémol du Papou : Un final un peu trop à l’eau de rose.

 

 

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4 réflexions au sujet de « ** « Skidamarink » de Guillaume Musso »

  1. Oncle Paul

    Bonjour Papou
    Finalement tu t’es laissé emporter par cette histoire. Moi cette référence aux quatre Mousquetaires me plait bien. Dans la même veine et le même thème, on peut lire Spéculator de Gérard Delteil.
    Amicalement

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