** « Selfies » de Jussi Adler-Olsen

Une société fondée sur le travail ne rêve que de repos.
                                                                                                 L. Langanesi

Déception ! Encore !

Décidément je me demande si, compte tenu de mes humeurs actuelles, je ne devrais pas me mettre au tricot ou à la broderie plutôt que de continuer à lire.

Peut-être suis-je atteint d’une écœurantite littéraire aigüe en té cas cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu de coup de cœur.

Après « un appartement à Paris » de Guillaume Musso, pas complètement décevant mais pas non plus très emballant pour moult raisons dont certaines très personnelles, voici un autre auteur que j’aimais dans ses premiers tomes, « Miséricorde », « Profanation », et « Délivrance » et qui depuis me déçoit de plus en plus.

La création d’un département policier « cold cases », avec l’équipe, un peu hors normes, composée d’un enquêteur chevronné mais désabusé, d’un assistant d’origine proche-orientale dont les agissements passés restent flous et d’une secrétaire légèrement caractérielle dont aucun département ne voulait, était plaisante.

La principale raison de mon attitude devenue négative est certainement due  à l’idée sublimée que je me fais du Danemark comparée à la soi-disant réalité pourrie qu’en donne Adler-Olsen.

Des jeunes qui ne veulent pas travailler et profitent des largesses de l’État, des fonctionnaires jaloux, car eux font au moins semblant, des lieux de vie pourris, de la pauvreté, de la violence….alouette.

De là à envisager qu’un fonctionnaire décide d’éliminer les parasites sociaux, on tombe dans le grand n’importe quoi. Quatre morts dans un petit pays comme le Danemark, imaginez l’hécatombe dans l’Hexagone.

Outre cette idée abracadabrantesque*, il se trouve que la secrétaire Rose était la voisine de la vieille femme assassinée. Oups ! J’oubliai de vous dire que l’enquête débute par la découverte de son corps dans un parc danois certainement mal famé. Pas un « cold case » donc mais, quelqu’un va faire le rapprochement avec un meurtre survenu 15 ans plus tôt dont la victime était l’institutrice de la petite-fille de la vieille dame, petite fille qui sera une des victimes du fonctionnaire  enragé.**
*c’est au moins la troisième fois que je réussis à placer cet adjectif dans mes billets
**J’espère que vous arrivez à suivre.

Ajoutez que le mari de la vieille dame, un ancien bourreau SS devenu impotent, s’est noyé « accidentellement dans l’équivalent d’un verre d’eau, que le père de la petite-fille mentionnée plus haut est un soldat américain déserteur revenu au Danemark qui fait, plus ou moins, chanter la grand-mère et complétez avec le hold-up dans un cercle de jeu, sans coup férir, par des jeunes femmes inexpérimentées.

Quand aux divagations psychiatriques de Rose, elles auraient été causées par la mort  « accidentelle » dans une usine, en sa présence, de son tortionnaire de père, un salopard qui la maltraitait et la rabaissait systématiquement. Accident dont elle s’est toujours sentie responsable.

Le département V va réussir, grâce à la volonté de l’auteur et sans vraiment comprendre ce qui se passe, à résoudre, l’accident du père de Rose,  le meurtre de l’instit, celui de l’ancien SS, celui de la grand-mère et ceux plus nombreux des malheureuses considérées comme des cancrelats par un rond-de-cuir revanchard. 

J’ai quand même été difficilement jusqu’au bout. D’abord parce que j’ai du mal à mettre de côté un livre commencé* et surtout parce que je me suis demandé comment l’auteur allait se sortir de cet imbroglio extravagant.
*Ça s’en vient de plus en plus souvent.

Il va me falloir de nombreux billets « coups de cœur » avant de relire cet auteur.

Selfies, Jussi Adler-Olsen, Albin Michel, 2017, 611 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Mon billet au complet est un gros bémol.

 

 

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4 réflexions au sujet de « ** « Selfies » de Jussi Adler-Olsen »

  1. Yv

    Ah flute de flute, moi qui aime cette série, j’ai appris tardivement la sortie de ce dernier et ne l’ai pas encore, mais tu refroidis mes ardeurs… Je vais laisser un peu de temps. quant au Musso, pour éviter une déception, fais comme moi, ne le lis pas !
    Bon ouiquende

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