*** « Ramdam à Mahâbalipuram » de  Sarah Dars

La dernière chose qu’elle vit avant de mourir fut ce palmier déraciné par la tempête.

Situé à une cinquantaine de kilomètres de Madras, la ville de Mahâbalipuram abrite un site archéologique et des temples importants. Lors d’un séjour Doc et sa famille font la connaissance de Sumitrâ une jeune vendeuse de souvenirs et de colifichets qui leur fait visiter des grottes.

À chaque fois qu’il venait dans cette ville, Doc passait la saluer. Dès leur première rencontre Sumitrâ, était tombé un peu amoureuse du Doc, impressionnée par sa petite taille, sa minceur et sa vivacité. Sumitrâ  s’occupait de son jeune frère ,Lakshman, et voyant qu’il prenait de mauvaises habitudes, elle demanda de l’aide  au Doc. Celui-ci accepta de le prendre dans sa famille.

Lorsqu’on retrouve Sumitrâ noyée, Doc ne croit pas à un accident car « comme tous les gosses de cet endroit elle savait nager depuis qu’elle savait marcher ».

Il réussit à obtenir une autopsie plus complète dont les conclusions lui donnent raison. Sumitrâ a été drogué et ses poumons ne contiennent pas d’eau. Elle a donc été tuée avant d’être  jetée à l’eau.

Depuis son arrivée dans la ville, de nombreux ragots courraient sur cette jeune femme dont on disait qu’elle avait vécu ailleurs une vie plus dissolue.

Lors de son enquête, Doc apprend que très jeune, elle avait été vendue par ses parents et qu’elle avait tué son souteneur violeur.
Ce meurtre, ses actions pour défendre les femmes violées, pour aider les pauvres à obtenir ds prêts et son refus de partager les profits de son commerce ou de vendre de la drogue avait entraîné la haine d’un groupe de criminels.

Ce roman n’est pas une enquête du Doc mais une quête pour comprendre cette jeune femme, connaitre le milieu d’où elle venait et les raisons de son assassinat crapuleux et inutile. Doc après avoir décrypter  les indices laissés par Sumitrâ  sur les tueurs  les transmettra  au policier chargé de l’enquête.

L’intérêt que je porte aux romans de Sarah Dars et à son héros tient surtout à ma grande ignorance* de la culture, des coutumes  et de la société indienne en général. C’est un vrai dépaysement, une promenade sur une autre planète où les prêtres ou Brahmanes, les guerriers ou Kshatriyas, les marchands ou Vaishyas, les serviteurs ou Shudras sans oublier les Intouchables vivaient ensemble sans vraiment se côtoyer. Il semblerait que cette société évolue tranquillement et que certains tabous ont commencé lentement à être transgressés. Ainsi le Brahmane Doc apprécie la Shudra Sumitrâ pour ce qu’elle est sans tenir compte de leurs castes respectives.  

Exotique !

Ramdam à Mahâbalipuram, Sarah Dars, Éditions Philippe Picquier, 2011, 332 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Doc est un mélomane qui adore la musique de son pays. J’avoue mon inculture générale concernant les œuvres musicales en général et mon ennui profond à lire les interminables descriptions à ce sujet.

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2 réflexions au sujet de « *** « Ramdam à Mahâbalipuram » de  Sarah Dars »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Je ne connais pas vraiment sauf dans les films de Bollywood…que je regarde trèa rarement
      Le Papou
      PS: Si tu as une demande facebook d’un certains jean-pierre valentin…c’est moi

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