*** « Poulets grillés » de Sophie Hénaff

9782226314710mDepuis quelques temps, j’ai des envies de lectures pas chiantes légères. La fatigue du printemps, je suppose, avec ses changements incessants, chaud-froid, vent-nuages, pluie-soleil et…toujours pas la mer*.
*Malheureusement

Après « Le théorème du homard », au titre surprenant, qui m’a emmené au milieu des aventures bidonnantes d’un autiste en recherche d’une partenaire, j’ai choisi un autre titre zarbi bizarre qui s’annonçait comme un polar un peu déjanté.

Le nouveau patron du 36 quai des Orfèvres a décidé de créer une brigade regroupant tous les laissés pour compte, les bras cassés, les fainéants, les alcooliques, les malchanceux, les homos, plus généralement  tous les crétins impossibles à virer qui encombrent les services machistes de la police de leur incompétence  ou, ce qui est moins grave, de leur absence.

Il y place à leur tête Anne Capestan, une ancienne de ses protégées de la P.J., en congé depuis six mois pour cause de bavure avec pour claires instructions de se bronzer sur une plage et surtout de ne pas faire de vagues*.
*Ça se voit tant que ça que j’ai envie de baignade.

Dans un grand appart’ au milieu de meubles laissés pour compte eux-aussi, elle voit arriver, au fur et à mesure de leurs envies de bosser ou de jeter un œil sur leur nouvelle affectation, quelques officiers mis au placard ou sur les tablettes*.
*ou sur les tablettes du placard

Torrez, un lieutenant, surnommé « la scoumoune », ostracisé par tout le corps policier car ses partenaires sont systématiquement blessés ou tués.
Jean-Baptiste Lebreton, un ancien de l’IGS, le « bœuf-carottes » qui, d’ailleurs, avait mitonné Capestan. Un beau mec dont l’orientation sexuelle gêne depuis son coming-out après le décès de son partenaire.
Eva Rosière, une ancienne gueularde de l’État-major poulaga, devenue auteure de polars célèbre et riche qui, après un congé sans solde, a demandé sa réintégration.

Ils vont former le noyau initial de la brigade  et se retrouvent avec une trollée* de cartons d’archives d’affaires non résolues**, des vols, des cambriolages, des méfaits sans conséquences et sans suites, mais aussi deux meurtres, un règlement de compte survenu en 1993, et une vieille dame étranglée lors d’un cambriolage en 2005.
*un paquet de mer…de
** en français « Cold cases »

Vont venir se greffer au fur et à mesure de leurs temps libres, l’alcolo de service au nom prédestiné de Merlot, bien qu’il préfère le Gigondas, Evrard une « officière » accroc aux jeux de hasard, Orsini, l’informateur privilégié de l’IGS et des médias sur les problèmes de la police. Enfin quinze jours après l’ouverture officielle du département s’ajouteront Dax, un ancien boxeur et ancien cador de la CyberCrim qui a perdu ses derniers combats et quelques neurones et son copain Lewitz, un fou du volant mais pas forcément un champion de F1, dont l’engagement dans la police tient plus à l’utilisation de la sirène qu’à ses talents de pilote.

Capestan et Torrez se chargent de l’enquête sur le cambriolage mortel tandis que Lebreton et Rosière, accompagné de Pilote dit Pilou, le chien de cette dernière, s’occupent du règlement de compte.

En dépit des bâtons merdeux glissés par la direction de la « Tour pointue », la brigade va faire quelques progrès, provoquer la démission d’un ministre qui protégeait son dealer de rejeton, réussir à trouver une raison probable du règlement de compte et surtout s’apercevoir que les deux meurtres survenus à 12 ans d’intervalle sont liés au naufrage d’un navire au large de la Floride*.
*Ahhh ! La Floride, ses plages, son océan, ses oranges.

Je ne vous en dirai pas plus sinon qu’il n’y a rien de franc et direct dans les dessins des cadors du 36 et que la création de cette étrange brigade a peut-être des motivations autres qu’une simple mise au rencart.

Mais, je vous en ai déjà trop dit…

J’espère que Sophie Hénaff nous prévoit une suite aux aventures de cette brigade. Avec l’expérience, cela pourrait devenir une excellente série à suivre, surtout  si ça se passe sur la Côte d’Azur…par exemple*.
*Ou à La Réunion (Je n’ai aucun préjugé sur le lieu ensoleillé choisi)

Les avis de l’Oncle Paul, et de Claude Le Nocher.

PS: Ne tenez pas compte de mon épivardage maritime ce matin, il fait un gros 0 au thermomètre et j’ai envie de soleil chaud, de plage doré et de mer bleue.

Poulets grillés de Sophie Hénaff, Albin Michel, 2015, 350 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

HexapolargoneParis

Le bémol du Papou : Rien trouvé, ce qui est rare ou que mon sens critique m’a abandonné pour une calanque bouchedurhonnaise.

 

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6 réflexions au sujet de « *** « Poulets grillés » de Sophie Hénaff »

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