*** « On soupçonne le rabbin » d’Harry Kemelman

cvt_On-soupconne-le-rabbin_7070Après « Jeudi, le rabbin est sorti », je m’étais promis de lire d’autres titres de cette série. J’ai eu la chance de trouver  le premier paru en 1964.

Dans le pacifique village de Barnard Crossing, le rabbin David Small n’a pas que des admirateurs et certains des directeurs de la congrégation envisagent de ne pas renouveler son contrat, prétextant son manque de charisme et son allure négligée.

Pourtant malgré son aspect de savant distrait et éloigné des contingences matérielles, il est appelé à juger un litige entre deux anciens amis qui se querelle pour un problème de voiture.
« – Il s’agit d’une histoire d’auto, et le Talmud ne traite pas des véhicules à moteur.
– Le Talmud traite de tout.
Le ton du rabbin était sans appel.
-…Il ne mentionne pas les automobiles, naturellement, mais il règle tous les questions de dégâts et de responsabilités. »

Seulement, son jugement implique une troisième personne, le concessionnaire Al Becker, un de ceux qui souhaiterait un rabbin plus représentatif et qui n’apprécie pas la solution proposée.

Elspeth Bleech, la gouvernante des enfants de la famille Serafino, est retrouvée étranglée sur le terrain de la synagogue, derrière le petit mur qui sépare la pelouse du parking.

Le commissaire Hugh Lanigan est chargé de l’enquête et se rend chez le rabbin pour lui annoncer la triste nouvelle en laissant entendre qu’il n’envisage pas de le suspecter.

Le fait que la victime soit enceinte de deux mois donne une bonne indication sur les raisons de ce meurtre. Elle venait d’apprendre son état et de passer la soirée avec Melvin Bronstein, le partenaire d’Al Becker qui est arrêté.

Le rabbin intervient auprès de la police pour mentionner quelques observations qui permettent de libéré le prisonnier.

Ce faisant, il détériore sa propre situation car, la nuit du meurtre, il a passé une grande partie de la soirée à étudier dans son bureau de la synagogue, puis il est parti en laissant sa voiture  sur le parking après avoir claqué la porte en oubliant ses clés. Hors on a retrouvé le sac de la victime dans le véhicule  et le policier de ronde affirme qu’il n’a croisé personne à l’heure mentionnée par le rabbin.

Cette situation provoque un climat délétère dans le village entrainant des actions antisémites et des accusations à l’encontre de la police, particulièrement du commissaire Lanigan, qu’on aurait soudoyé pour éviter qu’un membre important de la congrégation juive ne  soit accusé.

Plusieurs petits détails et un petit mensonge* vont permettre au rabbin de diriger la police vers le vrai coupable :
– La jeune femme ne portait pas de robe sous son manteau. Elle était donc rentré chez elle puis ressortit.
– Elle écoutait la radio en permanence.
*Que je ne dévoilerai pas.

Ces romans écrits entre 1964 et 1996, année de la disparition d’Harry Kemelman, restent des petits bijoux d’humour et J’espère bien en retrouver quelques autres.

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Polars du monde

On soupçonne le rabbin d’Harry Kemelman,10/18, 1964, 249 pages, Roman Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Quelques suspects inutiles.

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6 réflexions au sujet de « *** « On soupçonne le rabbin » d’Harry Kemelman »

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