*** « Nuit blanche à Madras » de Sarah Dars

Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s’inquiéter.
Mais s’il n’y a pas de solution, s’inquiéter ne changera rien.
                                                                                  Gautama Bouddah

JLI16043222.1447151689.320x320J’avais bien aimé, du même auteur, un roman policier qui se passait en Mongolie et s’intitulait « des myrtilles dans la yourte« . Quelques wiki-recherches plus tard, j’ai appris qu’elle écrit surtout une série se passant en Inde. Cela a sonné une vieille cloche dans le beffroi de mes souvenirs*.
*J’ai donc dû déjà en lire un

Doc est un praticien de caste brahmanique. Après avoir étudié la médecine moderne à l’étranger il a suivi les enseignements d’un maitre réputé de la « science de la longue vie », l’âyurveda, la médecine traditionnelle indienne. Il partage son temps entre les traités anciens, le laboratoire, l’hôpital ayurvédique quand il n’est pas occupé, à son corps défendant, à résoudre quelques mystères, parfois au grand dam de Vasantâ son épouse.

Les jumelles Surya et Chandra sont élevées par leur tante, une ancienne voisine de Doc. Elles ne s’aiment pas, se disputent souvent et si Surya, « fille du soleil », est une personne sensuelle qui déborde de vie avec son teint aux reflets cuivrés, la douce et distinguée Chandra, « fille de la lune », semble presque éteinte à son côté.

« N’oublie pas, répète souvent Surya à sa jumelle, que tu n’es que mon reflet. Sans la lumière du soleil, la lune n’existerait pas. »

Un jour, la fille du soleil disparait.
L’inspecteur Gopan, soucieux des influences pour son avenir, ne peut envisager que le commerçant Gokul, dont le richissime père vient de se lancer en politique, pourrait être responsable de cette disparition.

On retrouve le corps de la jeune femme enceinte mais…sans tête. Doc, que ses anciens voisins ont sollicité, n’a pas les mêmes scrupules que le policier envers le commerçant. Il se rend compte aussi que d’autres hommes,  comme son assistant Krishna ou le voisin Muddy, semblaient aussi attirés par la voluptueuse Surya.
La disparition de la tête  se rapporterait-elle à un sacrifice religieux rattaché à une secte noire de la déesse Khali ?

Nos femmes occidentales ont des idées préconçues sur ce qu’un admirateur peut apprécier chez elles. Je ne pense pas que la glorification d’ « une démarche majestueuse comme celle de l’éléphant » serait prisée à leur juste valeur indienne.

Une immersion dans la société hindou qui plaira à tous ceux qui la connaisse et aussi à ceux qui, comme moi, y sont complètement étranger.

Nuit blanche à Madras, Sarah Dars, Éditions Philippe Picquier, 2014, 168 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Mes connaissances sur l’Inde, sur sa mythologie et ses religions sont assez embryonnaires et les nombreux mots tamouls qui émaillent le récit m’ont dérangé jusqu’à ce que je m’aperçoive, la dernière page lue,  qu’il y avait un glossaire à la fin du roman. Qu’on se le dise !

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2 réflexions au sujet de « *** « Nuit blanche à Madras » de Sarah Dars »

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