*** « Mr Mercedes » de Stephen King

La peur est pire que la punition, car cette dernière est importante ou minime, elle est toujours préférable à la tension horrible et diffuse de l’incertitude.

                                                                                                                            Stefan Zweig

CVT_Mr-Mercedes_539J’ai  donc longtemps dédaigné  Stephen King* or Tamara, et son joli blog artistique, puis Claude Le Nocher m’ont donné envie de ce Mr Mercedes.
*Voir mon billet précédent « Contradiction existentielle ».

Ma liseuse m’ayant lâché avec toutes mes notes Facebook angry smiley, vous me pardonnerez  les petites erreurs ou faussetés qui pourraient émailler  ce billet.

K.William (Bill) Hodges a pris sa retraite de la police. Divorcé et solitaire, il devient de plus en plus dépressif et trompe son ennui en jouant avec son revolver et en s’abrutissant avec des émissions de téléréalité, tout en se remémorant les enquêtes qu’il n’a pu résoudre, comme celle du « tueur à la Mercedes » qui a froidement écrabouillé 8 personnes et blessé 15 autres avec un véhicule volé.

Il se réveille brutalement en recevant une lettre du tueur qui se moque de l’incompétence de la police et essaie de le pousser au suicide, ainsi qu’il l’a réussi, écrit-il, pour la propriétaire de la voiture.

Nous savons d’emblée qui est le tueur. Un psychopathe qui cumule deux emplois. Le premier, dépanneur sur ordinateur, lui permet de s’introduire chez les clients et le deuxième, vendeur itinérant de crème glacée, de se promener et de surveiller partout sans se faire remarquer.

Durant ses recherches, Hodges a une aventure avec Janelle (?), la sœur de l’ex-propriétaire de la Mercedes.
Le flic, de moins en moins désœuvré, et le tueur se livrent une guerre psychologique  via un site de chat.  Lorsque le meurtrier se rend compte que Bill essaie de le manipuler, il décide de le faire exploser avec sa voiture, tuant Janelle qui se trouvait seule à bord*.
*Pourquoi est-elle seule ? C’est compliqué mais crédible.

Après la mort accidentelle de sa mère, dont il se sent responsable, l’assassin envisage un dernier feu d’artifice en  se faisant exploser au milieu des quatre mille auditeurs  du concert d’un groupe de musique en vogue.

Aidé de Jerome, un adolescent qu’il utilise comme jardinier, et de Holly, la cousine de Janelle, une surdouée en informatique en dépit  d’une flopée de troubles (obsessionnels compulsifs, d’anxiété,  phobiques, bipolaires, de dépression, de la personnalité*) mais surtout, atteinte d’une mère abusive et envahissante, Bill va tenter de l’arrêter.
*Rayé les mentions inutiles 

Stephen King possède un merveilleux talent de conteur. Les caractères de ses personnages sont minutieusement travaillés et complexes.
Finalement, j’ai pris un énorme plaisir avec ce polar « thrillant* et je lirai un autre King, seulement si c’est un roman policier sans forces démoniaques ni fantômes zombiaques.

Mr Mercedes de Stephen King, Albin Michel, 2015, Roman Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : J’ai bien aimé le personnage d’Holly qui mériterait d’être
l’héroïne d’un roman.

 

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10 réflexions au sujet de « *** « Mr Mercedes » de Stephen King »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Oui, pour un tas de raisons. Pour faire une recherche ultérieure sur internet, pour un passage qui m’a plu, pour un mot etc… et j’y reviens avant de pondre mon billet quand ma liseuse ne me lâche pas, bien sur.
      Le Papou

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