*** « Miss Alabama et ses petits secrets » de Fanny Flagg

ACH003469616.1411617568.320x320Après une série de polars, je souhaitais un peu d’humour.
Comme «Beignets de tomates vertes », un de mes coups de cœur en 2014, m’avait bien amusé, j’ai choisi le dernier roman de la même auteure*.

*La phrase au féminin me dérange… pourtant cela ne devrait pas.

Mauvaise pioche ! Enfin, pas complètement.
Le début ne tombe pas dans la légèreté. L’héroïne veut se suicider.
La suite s’améliore dans divers déboires qui l’empêchent de mettre son projet à exécution.

Maggie Fortenberry, ancienne Miss Alabama quarante ans plus tôt, avait tout pour réussir ; la beauté, une bonne éducation, un riche amoureux et un avenir serein. Seulement, elle avait refusé le mariage. Ce fut peut-être la seule véritable décision de « toute sa vie, (depuis) elle avait perdu des heures des journées sinon des années à s’affoler pour mille et une choses. »

Envolée pour les paillettes de New York puis l’astre texan à Dallas, elle était finalement revenue à Birmingham, toujours célibataire, pour devenir agent immobilier.

Cette américaine moyenne pense que notre civilisation n’est pas parfaite, mais a quand même « donné le cinéma, les comédies musicales, l’électricité, le base-ball, les hot-dogs, les hamburgers et Disneyland*. »
« Elle a toujours évité le soleil,
pour conserver une belle peau. Le peu de temps qu’elle avait consacré au jardinage, elle l’avait fait de nuit, armée d’une torche électrique. »
*J’en ris encore

L’agence immobilière comprend deux autres personnages hauts en couleur. Ethel, qui a beaucoup de mal à supporter les changements de la société et Brenda, l’afro-américaine boulimique qui veut être élue maire. Cette agence avait été fondée  par Hazel Whisenknott qui jusqu’à son décès et du haut de son 1,02 mètre réussissait  en affaires et sauvait les âmes égarées.

Une critique douce-amère de l’Amérique moderne et de son clinquant, mais aussi  de la beauté érigée sur l’Olympe des Dieux, de la réussite à tout prix et de la peur de vieillir.

Le billet de Karine.

Miss Alabama et ses petits secrets de Fanny Flagg, Le Cherche Midi, 2014, 433 pages, roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Je ne vais pas spoiler, enfin si, un peu. Mais, dans ce conte pour adultes, le loup n’arrive pas à avaler le petit chaperon rouge et Cendrillon se fait épouser par son prince après avoir acheté le château dont elle rêvait dans son enfance.

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4 réflexions au sujet de « *** « Miss Alabama et ses petits secrets » de Fanny Flagg »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Ben oui, c’est pourtant clair. Si tu as envie d’humour une volonté de suicide dès les premières pages, ça refroidit. Après ça s’arrange. Je préfère et de loin « Beignets de tomates vertes ».
      le papou

      Répondre

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