**** ‘Lonesome dove » de Larry McMurtry

‘’Riche ou pauvre, les pensées sont gratuites.’’

‘’Je crois pas que l’endroit où on meurt a beaucoup d’importance, mais celui où on vit, lui, en a.’’

5089-cover-dove2-5324c4d5578e7Je n’aime ni les nouvelles (trop courtes) ni les gros pavés (trop longs), je n’avais pas prévu dr participer au challenge ‘’La brique de l’été’’, j’aurais dû.
Je viens de terminer les 1168 pages de cette étonnante et magnifique saga.

5072-cover-dove1-5324c5ca110ccCe billet me fait peur. Parfois à mon grand désespoir, j’en tartine des tonnes pour un bouquin d’une centaine de pages, comment vais-je m’en sortir pour vous parler de ce monstre sans vous lasser ou sans me perdre.

Lonesome Dove, qui donne le titre à l’ouvrage, est un petit village miteux* au sud du Texas où d’anciens rangers, Woodrow Call et Augustus McRae dit Gus sont  devenus propriétaires d’un ranch misérable. Ils ont comme employés deux anciens de leur compagnie, Pea Eye, pas très futé,  et Deets, un ancien éclaireur noir,  ainsi que Newt, 17 ans, le  fils d’ une prostituée amoureuse de Call, ‘’adopté’’  par le ranch à la mort de sa mère.
*Le pétrole n’est pas encore l’or noir

Gus est l’insouciant beau parleur et dragueur, Call est le meneur, froid, impassible, droit dans ses bottes et mal dans sa peau. Envoûté par le récit d’un ancien collègue ranger sur les possibilités du Montana, Call décide de transhumer un troupeau de plusieurs milliers de têtes de  bétail.

Lonesome Dove est en grande partie  le récit de ce périlleux voyage avec des tempêtes, des accidents et des morts qui vont le jalonner sur  trois milles kilomètres. Mais pas que…

D’autres personnages, bons ou méchants, forts ou faibles, intelligents ou stupides, heureux ou malheureux mènent leur vie et vont croiser à un moment ou à un autre et souvent à plusieurs reprises nos cow-boys voyageurs.

Ce roman western m’a obligé à revoir la géographie étatsunienne. J’avoue avoir beaucoup de mal à replacer les États géographiquement en dehors de la région des ‘’four corners’’, que je connais   pour des raisons  littéraires* et amérindiennes**
*Tony Hillerman que tout le monde devrait avoir lu.
**Les Navajos entre autres

La société de la fin du XIXe dans ce nouvel Eldorado pour certains qui ressemble plus à l’Enfer pour d’autres m’a aussi perturbé*.  On meurt beaucoup, de faim, de soif, de maladies, d’accidents, de crotales ou de mocassins d’eau, de phénomènes climatiques et parfois, et ce ne sont pas les plus nombreux, d’une balle de fusil, d’un coup de couteau ou d’une flèche.
*on n’est loin des westerns hollywoodiens.

L’analphabétisme, l’alcool et les jeux d’argent ne sont pas encore remplacés par l’école, la télévision et Las Vegas, seule la violence n’a pas changé. Les avocats et les juges n’ont pas encore pris le pouvoir et la justice est expéditive, un cheval, un arbre et une corde.

Dans ce pays où les femmes sont peu nombreuses, le mariage reste en général la seule solution pour échapper à la prostitution.

J’aurais pu faire plus  court (pas autant que Cathulu) mais quand même* :
*Chassez le naturel il revient au galop (Proverbe western**)
**J’ai honte.
J’ai adoré…Lisez-le.

D’autres billets chez Marie-ClaudeHélèneCuné.
Keisha aussi mais son lien connecte un autre roman de McMurtry.

Le bémol du Papou : Comme dans tout groupe social, il existe des gens qui vous énervent comme Call ou Jake Spoon et d’autres que vous souhaiteriez avoir comme ami(e)s comme Carla ou Deets. 

 

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