**** « L’île du serment » de Peter May

 La Famine de la pomme de terre en Europe a surtout frappé  l’Irlande mais aussi les  Highlands  écossais.
Beaucoup de gens mouraient de faim avec leurs enfants.

51x-ygh7AdL._SX338_BO1,204,203,200_Au milieu du XIXe siècle, en plus de la famine,  les propriétaires terriens de l’archipel des Hébrides ont décidé de chasser violemment leurs métayers pour faire l’élevage des moutons. L’île de Lewis, lieu de la magnifique trilogie de Peter May*, n’a pas été épargnée.
* « L’île des chasseurs d’oiseaux », « l’homme de Lewis », et « le braconnier du lac perdu ». 

Lorsque Sime Mackensie rencontre Kirsty Cowell, il a l’irréelle impression de l’avoir déjà connue et moi, j’ai eu la sensation que j’allais, peut-être, au devant d’une réelle déception.

Quelle erreur* !
*Ces sensations erronées sont parfois heureusement compensées par mon indécision à abandonner une lecture.

Sime est inspecteur à la brigade des homicides envoyé avec une équipe sur l’île d’Entrée, dans l’archipel des Madeleines*, pour élucider le meurtre du mari de Kirsty.
Dès leur arrivée, toute l’équipe à la certitude de la culpabilité de l’épouse. Ses explications nébuleuse et plus tard ses mensonges et ses oublis vont confirmer leur conviction.

*dans la baie du Saint Laurent

Les Îles de la Madeleine sont majoritairement francophones, pourtant l’île d’Entrée, peuplée à l’origine par des immigrants irlandais et écossais, est toujours restée  anglophone.
Cette situation linguistique ranime les souvenirs de Sime qui, grâce au journal de son ancêtre que lui lisait sa grand-mère, se souvient vaguement de ses aventures, de ses combats, de sa fuite avec la fille du châtelain et de leur séparation accidentelle au moment de l’embarquement sur le navire qui devait les emmener au Canada.

La fatigue générale de notre policier devenu insomniaque depuis sa séparation avec son épouse, qui fait partie de l’équipe d’enquêteurs, l’empêche d’avoir des idées claires sur le meurtre. Cette confusion s’accroit lorsque Kirsty, voyant le blason de sa bague lui affirme qu’elle possède un pendentif avec exactement les mêmes armoiries. Malheureusement, elle est incapable de le retrouver.

Dès ce moment, on se doute que ses deux histoires qui semblaient parallèles vont se rejoindre au moment prévu par l’auteur. Il en profite pour habilement nous embrouiller avec l’adultère de l’ex épouse de Sime, la disparition d’un débile léger amoureux de la nouvelle veuve, les problèmes adultérins de la victime et les aventures de l’ancêtre depuis son arrivée sur Grosse Île où tous les immigrants restaient en quarantaine.

Et l’assassin, me direz-vous car je vous connais vous espérez m’accuser de « spoilage » éhonté ?

Foin de ces accusations dont je n’ai que faire  ! Je vais vous faire une révélation.

Il (ou elle) avait un excellent mobile parmi les trois principaux qui sont, je vous le rappelle : la vengeance, la jalousie ou la cupidité.

J’ai terminé la larme à l’œil .  Le Papou est bon public… et trop sensible.

Une excellente lecture de vacances alors…bonne lecture !

PS: Surprise ! Je n’ai trouvé, parmi tous ceux qui ont encensé la trilogie, que très peu de billets sur ce nouveau roman. Peur d’une déception ? N’ayez pas cette peur ! Voici le billet de Cryssilda dont les tendances pro-écossaises sont bien connues.

L’île du serment de Peter May, Rouergue, 2014, 419 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : J’ai failli en faire un coup de cœur, seule la fin trop prévisible a retenu mon élan.

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2 réflexions au sujet de « **** « L’île du serment » de Peter May »

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