**** « L’île des oubliés » de Victoria Hislop

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Spinalonga, un petit caillou d’à peine 10 hectares, posé à quelques encablures de l’île de Crète.

Sur ce bout de terre inhabité, ceint de fortifications bâties par les vénitiens au XVIe siècle, les autorités grecques décidèrent, au début du siècle dernier, d’installer une léproserie pour y déporter ceux qui souffraient de cette horrible maladie.

Ostracisée pendant plus de cinquante années l’île a depuis retrouvé sa solitude après la découverte des médicaments qui permirent de soigner ce fléau.

Sur ces faits historiques, Victoria Hislop a reconstitué l’histoire de cette colonie de parias à travers la vie d’une famille crétoise dont la mère, institutrice, fut atteinte et déportée.

Sa mère ayant toujours éludé les questions sur sa famille crétoise, Alexis, une jeune anglaise, se rend au petit port de pêche de Plaka pour rencontrer Fotini, une amie de sa famille.

Les secrets sont souvent terribles et les déterrer n’est pas toujours une bonne chose mais cela permettra à Alexis de connaitre enfin l’histoire de ses aïeux, de comprendre les réticences maternelles et de mettre de l’ordre dans sa vie amoureuse.

J’ai hésité à qualifié ce roman de coup de cœur (voir « Le bémol du Papou »). J’ai aimé le style et retrouvé avec un immense plaisir une partie mes origines ; une certaine joie de vivre, les liens familiaux étroits, les repas de plats typiques, le bouzouki,  l’ouzo, le métaxa  et le café grec*.
*Pas turc, le café !  Grec !

Surtout, chaque page est remplie de ce fatalisme* hérité du côté maternel.
*Une philosophie gênante pour ceux qui pensent tout modifier à leur gré.

Je suis ressorti de cette histoire les larmes aux yeux*. C’est la faute à Sandrine. Sylire a aimé aussi, Violette moins.
*  Sans honte.

Je suis surpris qu’une grande partie de la blogosphère est boudée ce best-seller tiré à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde (dixit l’éditeur). Je le conseille* et vous assure que vous n’en sortirez ni tristes ni infecté(e)s.
*Ce que j’écris rarement

L’île des oubliés de Victoria Hislop, Le Livre de Poche, 2014, 520 pages, Roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Tout le monde est gentil. La méchanceté n’est pas volontaire mais causé par la fatalité. Mes lectures n’ont pas besoin d’être emballées avec du papier de soie**.
**C’est ma moitié cartésienne du Périgord.

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8 réflexions au sujet de « **** « L’île des oubliés » de Victoria Hislop »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Ça plait ou ça ne plait pas. Mes origines m’ont aidé (bien que pas crétoise). Ta mère est en train de et elle aime.
      Le Papou

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