*** « L’étrangleur d’Édimbourg » de Ian Rankin

Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires.
                                                                           Pierre Desproges

10523_1431075J’ai eu une grosse période « kilt et cornemuse » dont faisait déjà partie Ian Rankin, mais aussi Peter May* sans oublier Susan Fletcher qui n’est pas écossaise mais mériterait de l’être avec son excellent « Un bûcher sous la neige ».
*Il y en a d’autres.

Je m’étais promis que si, un jour,  je revenais à John Rebus*, ce serait avec le premier tome de ses enquêtes.
*le héros récurrent de Rankin

Le premier tome d’une série apporte en général des éléments qui présentent un personnage et expliqueront  ultérieurement son évolution or, le caractère de John Rebus, dans les cinq enquêtes précédemment lues, m’avait posé plus de questions que ses aventures.

Nous savions déjà que John avait vécu un divorce difficile, qu’il avait des problèmes avec sa fille et avec l’alcool, « L’étrangleur d’Édimbourg »  donne d’autres  raisons à son mal-être et  aux difficultés qu’il éprouve avec sa hiérarchie.

Un tueur en série s’en prend à de jeunes adolescentes sans motivation sexuelle tandis que John reçoit des lettres anonymes, comportant une ficelle nouée et des croix, et des phrases sibyllines  sur son incompétence à en trouver les raisons.

Il est facile de comprendre que les deux ont un rapport mais John, n’étant pas initialement sur l’enquête du tueur,  ne fait pas le lien jusqu’au moment où il comprend qu’il est personnellement visé et que sa fille sera la prochaine victime.

Il lui faudra alors replonger dans de pénibles  souvenirs militaires, survenus une vingtaine d’années plus tôt, pour comprendre les motivations du tueur.

Pour lire d’autres avis, cliquez sur les noms : Yspaddaden, Titine, Lou.

polarmonde-150x122
Polars du monde : Écosse

L’étrangleur d’Edimbourg d’Ian Rankin, Le Livre de Poche, 2004, 286 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou Desproges explique bien mieux que moi les conneries la stupidité des militaires.

 

Be Sociable, Share!

6 réflexions au sujet de « *** « L’étrangleur d’Édimbourg » de Ian Rankin »

  1. Sandrine

    Je me souviens d »une première enquête pas vraiment exaltante mais d’un personnage que l’on rencontre pour la première fois et dont on sent bien l’immense potentiel.

    Répondre
    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Il en a écrit une quinzaine ce qui me laisse encore quelques bonnes heures de lecture. Le dernier en 2015 (à ma connaissance, non encore traduit) ce qui permet d’espérer que la série n’est pas définitivement abandonnée.
      Le Papou

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *