*** « Les rats de Montsouris » de Léo Malet

Série : « Les nouveaux mystères de Paris »  – Le XIVe arrondissement

Celui qui désire se venger ne fait qu’entretenir sa douleur par crainte qu’elle s’apaise.
Naoual Younsi

Lorsque Nestor Burma se rend au mystérieux rendez-vous  de Ferrand, un ancien compagnon de captivité et petit truand de surcroit, il ne sait pas qu’il va se retrouver mêler à une chasse au trésor constitué  de perles volées lors d’un braquage où deux gardiens avaient été tués par un gangster, Raoul Castelleno, condamné à la peine de mort pour ce crime.

Ferrand,  tout en jurant qu’il s’agit d’une affaire honnête, souhaite l’aide de Nestor sans rien lui révéler,  promettant de tout dévoiler lors d’un nouveau rendez-vous.

Malheureusement, rendu muet par un « sourire Kabyle* », il n’est plus en mesure   de tenir sa promesse.
*Égorgement au rasoir.

Quelle n’est pas la surprise de notre détective d’apprendre par l’ancien Juge Gaudebert qu’il était victime d’un chantage par l’égorgé.

Nestor continue à fouiner pour comprendre les raisons de l’assassinat de Ferrand. Il suspecte une jeune femme qui a fui, en petite tenue,  l’immeuble de la victime ainsi que les Rats de Montsouris, une bande de cambrioleurs qui aurait pu vouloir se débarrasser d’un de leur membre. L’enquête se complique avec l’assassinat de la fuyarde,  s’éclaircit ensuite  par la découverte que la femme du juge Gaudebert est la fille de Raoul Castellenot, pour se  compliquer de nouveau, en apprenant que le truand ne fut jamais guillotiné et survit dans un hôpital psychiatrique.

Nestor comprend que les perles volées et jamais retrouvées étaient le secret de Ferrand qui souhaitait toucher la prime de la compagnie d’Assurance pour leur découverte.

Une petite ballade dans le XIVe que je connais mieux que le XIIIe, (brouillard au pont de Tolbiac), l’Héritière pourrait vous le confirmer, autour de parc et du réservoir de Montsouris*, réservoir  qui fournit le cinquième de l’eau consommée par les parisiens avec ses 202 000 m3 de capacité.
*L’un des cinq réservoirs de Paris

Les rats de Montsouris, Léo Malet, 10-18,1955, 146 pages, Roman policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Pour le jeune lecteur, les enquêtes de Nestor Burma peuvent paraitre dépassées. Il faut les considérer comme des romans historiques et sociologiques d’une époque pas si lointaine. Soixante ans ce n’est rien dans la vie de l’humanité mais beaucoup dans celle d’une société en pleine évolution.

 

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4 réflexions au sujet de « *** « Les rats de Montsouris » de Léo Malet »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      J’ai en effet un excellent souvenir du 14e, souvenir qui perdure encore après un demi-siècle passé.
      Je t’aime,
      Le Papou

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