** « Les confessions d’un enfant du crime » de René Réouven

« – Qui est Vincent Gilbert, monsieur ?…
– C’est un saint.
– Que voulez-vous dire ? … C’est ce que croient certaines personnes.
– Il m’a plutôt donné l’impression d’être un trou du cul.
– Voilà la difficulté : faite la différence entre les deux. »
                                                                                                            Louis Penny

les-confessions-d-un-enfant-du-crime-de-reouven-rene-919122008_MLNormalement, je gonfle ma PAL en passant dans une librairie de Toulouse où je me fais une réserve de bouquins-papier pour mes longs hivers québécois. En France, pour éviter des problèmes de poids aéronautiques, j’utilise Berthe*.
* ma liseuse.

Seulement, quelques jours avant mon séjour toulousain, Berthe s’est mis en grève.
J’ai heureusement, dans ma bibliothèque périgourdine, un millier de titres, souvent déjà lus mais pas que, et je suis tombé sur un « pas que », certainement acheté par l’Héritière à 0,99 $.
A ce prix là on ne regarde pas les dents* pages.
*Désolé, les dents c’est pour les chevaux.

Je n’ai pas été déçu, j’ai même aimé quelque peu. Pourtant, je me suis retrouvé encore une fois dans une période de l’histoire, le XIXe siècle qui n’est pas une de mes préférées, trop compliquée, trop brouillonne*. Un capharnaüm de passion brutale, de rapacité ambitieuse et d’espérances utopiques, où s’affrontent révolutionnaires, royalistes, impérialistes, républicains, anarchistes et… organisations secrètes.
*trop bouillonne aussi

« Grand-père était un assassin »
C’est le point de départ de ce roman, écrit son petit-fils qui raconte cette histoire et dont le journal aboutira un siècle plus tard dans les mains de Célimène une lycéenne aventureuse qui se sentira menacée par cette lecture.

L’assassinat sur ordre d’un écrivain par un pégriot que les remords* vont pousser à enquêter sur les motifs de ce meurtre.
*C’est la partie la moins crédible

De la prison de Melun aux djebels algériens, de l’Alsace, d’où il est originaire, jusqu’à Marseille, le jeune tueur à gages se retrouvent mêlé aux agissements des espions prussiens dont le but est de récupérer les lieux alémaniques rattachés à la France.

Gérard de Nerval et le suicide d’un prof de lettre amoureux du poète font aussi partie de l’équation mais si les aventures et les rebondissements lupinesques du tueur m’ont divertis, je n’ai pas entièrement compris la partie qui concerne le poète et le prof.

Les confessions d’un enfant du crime de René Réouven, Denoël, 1977, 242 pages, Roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Deux * pour les aventures d’un enfant du crime et une seule pour celles de l’adolescente.

 

 

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2 réflexions au sujet de « ** « Les confessions d’un enfant du crime » de René Réouven »

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