** « Les baladins de la planète géante » de Jack Vance

« Je soupçonne que le mot art a été inventé par des intelligences médiocres pour décrire les activités incompréhensibles de leurs supérieurs »

product_9782070314850_195x320Hommage à Jack Vance, ce conteur prolifique qui mêlait habilement la SF et la fantaisie, et qui nous a quitté en 2013 pour explorer enfin  les étoiles et les planètes qu’il créa.

J’aime bien lire et parfois relire certains de ses ouvrages, surtout deux séries, « le cycle de Tchaï » et « La terre mourante », d’ailleurs « Rhialto le merveilleux » est programmé pour un futur proche.

« La planète géante » et « Les baladins de la planète géante » sont les deux titres du cycle intitulé  « Les aventuriers de la planète géante ».

Cette planète, au climat semblable à celui de la Terre, est le plus proche satellite de l’étoile jaune Phèdre. Située au-delà des limites d’application de la loi terrienne, elle a absorbé sur son immense territoire tous les groupes, anarchistes, fugitifs, dissidents religieux, misanthropes, déviants ou marginaux qui l’ont colonisée, fuyant les contraintes et résolus à vivre selon des principes non orthodoxes.

Les modes de vie sont infiniment variés, car au fil des siècles, « les groupes hétérogènes, repliés sur eux-mêmes et isolés les uns des autres, se sont singularisés à outrance« . « Si la loi venait à être appliquée sur la Planète Géante les dissidents devraient de nouveau repartir vers des retraites plus lointaines. La Planète Géante est un monde sauvage où se commettent de biens sombres forfaits, mais l’uniformité imposée par la force ne ferait que repousser le dilemme plus loin. Elle est essentiellement un problème auquel n’existe pas de solution générale« .

Entre le port de Coble et le lac Insondable, sur le fleuve Vissel, des bateaux-théâtres se font une concurrence effrénée et souvent déloyale affrontant en plus les humeurs des spectateurs et les attaques des nomades.

Apollon Zamp et sa troupe ont été choisis pour le prestigieux concours qui doit se tenir à Mornune devant le roi Waldemar.

Dans ce river-movie*, Il perdra son navire « l’enchantement de Miraldra » par la faute de son concurrent Garth Ashgale, sera floué par ses histrions, aidera la belle mais froide Blanche-Aster**, trouvera un associé en Throdorus Gassoon, le pusillanime propriétaire d’un bateau-musée et réussira à se venger de tous ceux qui l’auront maltraité.
*On dit bien road-movie
*
*de son nom complet : Tatwiga Berjadre ilkin al Marilzippor cam Zatafoy dal Tossfleur cam Ysandra dal Attikonitsa al Blanche-Aster Wittendore.

Je n’ai pas cherché de sens caché à cette agréable fantaisie, peut-être y en avait-il un dans l’idée de jouer Macbeth mais comme cela fait des lustres que je n’ai pas vu la pièce…(m’a soufflé Le Béotien)

Les baladins de la Planète Géante de Jack Vance, Folio SF, 2005, 288 pages, Fantaisie-fiction*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : « Demoiselle Blanche-Aster but à petites gorgées à la « mogue » en terre cuite. »
Une traduction qui me chagrine. Je suppose, n’ayant pas le texte original, que la traductrice ne trouvant pas d’équivalent à « mug » et trouvant le mot « tasse » pas assez exotique, n’a rien trouver d’autre que créer un mot inexistant dans notre langue franco-terrienne mais… qui existe peut-être en Franco-Planète Géante.
Dans la même veine je cherche la définition d’une barque avec un beau « tendelet rayé vert et blanc ».

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6 réflexions au sujet de « ** « Les baladins de la planète géante » de Jack Vance »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      En plus gros mais je cherche toujours comment le faire avancer avec des bœufs qui tournent un cabestan.
      Un bateau à aubes, peut-être ?
      Le Papou

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  1. Oncle Paul

    Bonjour Papou
    Beaucoup de bons souvenirs avec Jack Vance, surtout avec ses romans noirs, moins nombreux il est vrai que ceux de SF : Méchant garçon, Professeur Poltron, ou encore Un plat qui se mange froid…
    Amitiés

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    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Je me souviens avoir visualiser une situation des siècles après une apocalypse terrienne où chaque petit clan, sans contact avec d’autres clans, évoluerait différemment en langage, en coutumes et même génétiquement. 🙂
      Ça faisait peur.
      Le Papou

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