** « L’enquête russe » de Jean-François Parot

cvt_Lenquete-russe_8799Douze ans se sont écoulés depuis les premières aventures de Nicolas Le Floch, alors simple commissaire au Châtelet, dans « l’énigme des Blancs-Manteaux ». Je les ai suivies longtemps sans barguigner et puis la lassitude envahissant toute chose trop souvent pratiquée, j’ai un peu délaissé notre breton devenu entre temps Marquis de Ranreuil et commissaire aux Affaires Spéciales du Roy.

L’impression de tourner en rond me vient parfois, sauf exceptions*, à la lecture des séries dont les personnages serinent les mêmes idées et ressassent les mêmes incertitudes.
*Dont fait partie Dame Agatha

Plongé le soir dans « La servante écarlate » de Margaret Atwood, il me fallait une lecture reposante sans écueils ni maux de tête et cette enquête russe convenait parfaitement.

Tout en sachant que l’adjectif se réfère plus à une écriture qu’à une situation nébuleuse, j’ai envie de qualifier cette lecture d’amphigourique*, car cette enquête fut nébuleusement amphigourique**.
**Il faut faire évoluer notre vocabulaire
**En hommage à l’Oncle Paul

La cour de Louis XVI est en effervescence. Tandis que Nicolas se rend dans une auberge où l’on vient de retrouver égorgé le comte Igor Rovski, un officier russe et ancien amant de la tsarine Catherine II, on attend le tsarévitch Paul et son épouse en voyage non officiel. Cet assassinat survient donc à un bien mauvais moment.

Cette affaire pourtant simple va se compliquer à foison avec l’entrée en lice du représentant des États insurgés d’Amérique, Benjamin Franklin qui essaie de protéger un de ses ressortissants, d’une fausse princesse russe mais véritable escroc, d’espions de tous bords, de malfrats de tous acabits, de la disparition d’une broche impériale, de vraie fausse-monnaie, de documents disparus et d’un perroquet sans oublier les agissements secrets de l’ancien ministre Sartine, toujours aussi retors et insaisissable.

Ajouter que Nicolas, trouvant peu de temps pour son fils Louis, venu en permission, ou pour la belle Aimée d’Arranet, qui semble se consoler avec un gandin compositeur de musique, envisage  de plus en plus un retour sur ses terres de Ranreuil.

Jean-François Parot se lit facilement et je conseille à ceux qui ne connaissent pas cette série de se faire plaisir au moins une fois*.
*Sinon 2 ou 3 ou…

L’enquête russe de Jean-François Parot, Jean-Claude Lattès, 2012, 550 pages, Policier historique
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Fatigué du énième repas chez Monsieur de Noblecourt, et du énième retour sur les amours de jeunesse de Nicholas.

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11 réflexions au sujet de « ** « L’enquête russe » de Jean-François Parot »

  1. Oncle Paul

    Bonjour Papou
    C’est bien, tu as réussi à le placer. Sinon, dans ma table de nuit, m’attend La Pyramide de glace. Comme ce sera mon premier Nicolas Le Floch, je n’en suis pas encore rassasié…
    Amitiés

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    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Il faut aimer deux choses : Le roman policier et le contexte historique. Sinon ce n’est pas si tant si pire*.
      *expression de par icitte
      Le Papou

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  2. Agnès

    L’enquête russe ne m’avait pas encore lassée mais je suis en train de lire le dernier, La pyramide de glace, et je ressens exactement ce que tu décris. Ca manque de renouvellement.

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