*** « Le spectre de la rue du Puits » d’Indrek Hargla

L’art de la médecine consiste à distraire le malade pendant que la nature le guérit.
                                                                                                             Voltaire

519ra7XU5yL._SX195_La curiosité est un dangereux défaut surtout quand elle entraine l’apothicaire Melchior Wakenstede dans une enquête sur la mort du commandant  d’une tour de garde.

De fil en aiguille ou plutôt de spectre en revenant, il découvre que le soldat n’était pas le seul à avoir vu un fantôme juste avant son décès. Quelques temps auparavant une prostituée et un peintre flamand avaient trouvé la mort après avoir mentionné une vision sépulcrale.

Le décès prévisible du vieux commerçant Laurentz Bruys, l’assassinat d’un vagabond castré auquel on avait aussi coupé la langue et la légende qui court sur une maison hantée par un couple adultère tué par un mari jaloux entrainent notre enquêteur dans les noires profondeurs de l’âme humaine et de la vengeance.

Ce roman se passe en 1419 dans la ville libre de Tallinn en Estonie et nous offre un tableau détaillé et très intéressant sur la vie, les coutumes et les croyances de cette époque avec en prime quelques recettes de potions  et de remèdes qui ne donnent pas envie de tomber malade*.
* absinthe, huile et corne de sabot de jument broyée pour les vertiges

Une excellente série qui m’a obligé à entreprendre des recherches sur Tallinn, la Livonie, les frères Vitaliens*, les Chevaliers Teutoniques, la Guilde des Têtes Noires et la Hanse et mérite une suite…bientôt.
*autrement nommés Frères des Victuailles ???

C’est Dasola qui m’a donné envie de lire cette série.

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Polars du monde : Estonie

Le spectre de la rue du puits d’Indrek Hargla, Gaïa, 2014, 320 pages, Policier historique
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Aucune indication précise sur la malédiction* qui frappe les hommes de la famille Wakenstede mais qui ressemble étrangement à l’épilepsie  (haut-mal).
*Dont le remède serait : chair de vipère séchée, pierres de crapaud, une goutte de vin de muguet, des graines de pavot et de l’huile de rose.

 

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4 réflexions au sujet de « *** « Le spectre de la rue du Puits » d’Indrek Hargla »

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