** « Le sourire d’Angelica » d’Andrea Camilleri

L’amour est une étoffe tissée par la nature et brodée par l’imagination.
                                                                                                                         Voltaire

51owUQqg+XL._SL160_Le temps qui passe commence à troublé sérieusement le commissaire Salvio Montalbano. Le démon qu’on nomme, à torts, « de midi », aussi. D’ailleurs, on devrait plutôt le renommer « démon des vêpres » quand l’âge pèse sur vos épaules de toute une vie passée et qu’une jeunesse vient éclairer de son sourire une routine sans émoi en vous redonnant des excitations d’adolescents et des raideurs presque oubliés.

Il a rencontré cette Angelica alors qu’elle venait d’être cambriolée. Le troisième délit en quelques jours par la même bande qui profite habilement des séjours campagnards de leurs victimes pour piller leurs maisons principales.

Suprême insolence, Le commanditaire des cambriolages se permet de défier notre commissaire en lui signalant d’autres cambriolages à venir.

Montalbano a des doutes, autant sur sa fidélité envers Livia, sa fiancée, que  sur ses capacités  intellectuelles ou corporelles. La présence de cette jeune et pas trop farouche beauté lui perturbe la « coucourge » et nuit à son enquête.

Les victimes des cambriolages font partie du même cercle de connaissances. Si notre commissaire a la conviction qu’un des membres est le chef des voleurs, il lui faudra plusieurs tâtonnements, et là je ne parle pas de ceux auxquels vous pourriez penser*, pour entrevoir le mobile caché derrière cette série de vols.
*Quoique…

C’est grâce à l’innocent Catarella et à ses jeux sur l’ordinateur que la lumière viendra enfin chasser le sourire d’Angelica et la brume qui ennuageait ses capacités neuronales.

Je m’immisce dans les enquêtes de Montalbano comme dans un vieux pull préféré. Il n’y a pas de grandes affaires internationales, de tueurs en série, de sang qui dégouline à chaque page mais de simples histoires de la vie quotidienne avec des sentiments ordinaires et des petits plats cuisinés qui donnent de l' »apetite* ».
*voir le bémol du Papou

Sharon a aussi un petit penchant pour Salvio, son billet est .

Le sourire d’Angelica d’Andrea Camilleri, Fleuve Noir, 2015, 269 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Jusque-là, je n’avais jamais ressenti de gêne dans l’écriture utilisée par le traducteur* pour transposer en français, les dialogues  en sicilien, langue utilisée par l’auteur. Mais cette fois, il l’a fait pour la totalité du roman et cela m’a légèrement pesé.
*Serge Quadruppani

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