** « Le sang versé » d’Asa Larsson

Jopa virkki puu visainen kielin kantelon kajasi tuota soittoa suloista.
« Les chatons du bouleau verruqueux jouent leur sage mélodie. »
Proverbe finnois*
*Dont je ne comprend pas la fin(oi)lité

51xXoa5LwsL._SX337_BO1,204,203,200_Deuxième opus des aventures de Rebecka Martinsson.

Je n’ai pas lu le premier dont les conséquences sont très présentes dans celui-ci. Cela m’a même gêné par moment. Je me demandais si je ne devais pas tout arrêter pour commencer par… le commencement.

Rebecka Martinsson survit avec les conséquences de ses premières aventures, racontées dans « Horreur boréale ».
Je ne le lirai pas.
J’en connais la finalité qui nous est longuement expliquée pour comprendre sa profonde dépression.

Pour ceux qui souhaiterait lire le roman originel sans en connaitre le dénouement et, pour éviter tout reproche a postériori, vous sautez le passage en italique.

Dans « Horreur Boréal », elle a été obligé de tuer trois personne dont deux pasteurs.

Asa Larsson a-t-elle une obsession anticléricale ?
Ce nouveau tome commence par le meurtre très violent d’une femme pasteur de la commune de Kiruna, retrouvée pendue à l’intérieur de l’église.

Le cabinet d’avocats qui emploie Rebecka doit rencontrer les responsables de cette paroisse pour proposer un contrat de services juridiques et comptables. Son chef de service lui demande de l’accompagner parce qu’elle est originaire de la région et pour l’aider à surmonter sa dépression.

Après cette réunion, Rebecka décide de rester et s’installe dans un chalet, pour revoir la maison de sa grand-mère, rencontrer quelques autochtones et trouver auprès d’un jeune attardé un début de calme et de sérénité.

Pendant ce temps les policiers, Sven-Erik Stälmacke et Anna-Maria Mella, continue leur enquête qui se complique avec la disparition puis le meurtre d’un autre membre de l’église.

A mi-chemin entre polar et thriller ce qui peut troubler un lecteur simplet* qui préfère savoir où nous entraine le conteur, je n’ai pas compris ce que venait faire Rebecka dans cette histoire. Asa** Larsson voulait-elle clore une bonne fois les conséquences du premier tome ? Le troisième tome n’ayant pas encore été traduit, la question reste en suspens.
* comme moi
** Pourrait-on m’indiquer comment on met ° sur le premier A du prénom de l’auteur ?

Certes, cela permet à l’auteure de nous trimbaler sur plusieurs plans et de nous offrir en pâture plusieurs suspects et plusieurs mobiles qui n’ont finalement rien à voir avec notre héroïne.
Elle risquera pourtant sa vie uniquement parce que l’assassin connait son implication dans la résolution de la première affaire.

Le sang versé d’Asa Larsson,Albin Michel, 2014, 471 pages, Thriller & Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : J’ai eu beaucoup de mal avec les magouilles ecclésiastiques suédoises et leurs tendances sexistes. La charité chrétienne ne semble pas une de leur vertu spirituelle.

Be Sociable, Share!

4 réflexions au sujet de « ** « Le sang versé » d’Asa Larsson »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *