*** « Le paradoxe du cerf-volant » de Philippe Georget

 La boxe est faite de conceptions pouvant se résumer dans les trois qualités qui honorent le plus la condition humaine : L’intelligence, le courage, la santé physique
                                                                                                             Marcel Pagnol

51OBDQR0o7L._SX210_Voilà le genre de  titre qui  attire  l’œil du lecteur-chercheur. Il ne reste plus  qu’à l’acheter pour comprendre ce que l’auteur cache derrière cet intitulé abscons.

Ce fut mon cas  pour d’autres lectures antérieures aux titres étranges*:
’Le gang de la clef à molette’’, ‘’L’élégance du Hérisson’’, ‘’Des myrtilles dans la yourte’’, ‘’Beignets de tomate verte’’, ‘’Le goût des pépins de pomme’’, ‘’Le dernier rêve de la colombe diamant’’, ‘’L’arbre aux haricots’’, ‘’Les cochons au paradis’’, ‘’Pourquoi j’ai mangé mon père’’, ‘’Le rasoir d’Ockham’’, ‘’Mémoires de porc-épic’’, ‘’Le chien qui vendait des chaussures’’, ‘’Le théorème du homard’’.
*auxquels vous pourrez accéder en cliquant sur les titres**
*Jean Passédesmeyeur, comme dirait Bérurier.

Que cache donc ce paradoxe inconnu ?
Tout simplement un bon thriller et quelques magnifiques pages sur le « Noble Art » de la boxe.

Pierre Couture est un boxeur de 27 balais, pas encore un has-been mais pas non plus un jeune coq* batailleur. Il vient de manger le ring avec un K.O. des ligues majeures et envisage un avenir plutôt fissuré entre entrainement sans entrain, biture sans soif et loufiat d’occasion.
*D’ailleurs, c’est un poids welter.

Quand je dis fissuré, je minimise. Ce n’est pas une fissure qui lui détruit le mental, mais une fracture aussi profonde que le Grand Canyon, dont on ne connaitra la raison qu’à la toute fin.

Son grand ami, Sergueï, un quadra croate lui propose un boulot de gros bras pour Lazlo, un de ses compatriotes, prêteur sur gages.
Après sa première intervention Pierre décide que ce job ne lui convient* pas.
*  « sied » aurait été plus approprié mais vraiment trop sophistiqué pour ce texte-là.

Seulement, on retrouve Lazlo  torturé et refroidi et Pierre, dont les empreintes trainaient sur un flingue, se retrouve, lui, dans la mire de la maison poulaga.

Je dois vous dire que je n’ai pas tout compris sur l’origine des magouilles yougoslavos-serbos-croates qui ont provoqué ces évènements parisiens sinon qu’un général croate, accusé par la C.P.I*. de crimes de guerre, essaierait de retrouver ses carnets personnels et que Sergueï n’est pas blanc-bleu dans les problèmes de Pierre.
*Cour Pénale Internationale.

Mis sous pression par un commissaire d’une police secrète et discrète, troublé par Julie, une jolie fliquette malheureusement adepte de Sapho, Pierre, entre deux muflées et un combat, tous deux aussi sanglants, va devoir utiliser autant ses poings que son intelligence.
Que lui restera-t-il à la fin du combat ?
Une seule et unique solution.

Est-ce une litote ou un euphémisme* de vous dire que Philippe Georget m’était complètement étranger ?
*J’ai du mal avec les figures de pensée, j’ai même simplement et souvent du mal à penser.

Les rouages de son intrigue se développent sans faille et sans à-coups avec des personnages, même les secondaires, joliment composés et des digressions qui peuvent paraitre inutiles, comme celle du père de Pierre, un ancien diplomate mêlé aux conflits serbo-croates, dont le décès est ambigu jusqu’à la fin, mais expliquera certaines réactions de notre boxeur.

L’avis d’Yv qui m’a donné envie mais qui ne vous dévoilera pas, lui,  ce qu’est le fameux paradoxe*.
*Moi, si !

Le paradoxe du cerf-volant de Philippe Georget, Pocket, 2015, 469, Thriller noir.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Mais que cache donc ce « paradoxe du cerf-volant » ?
Rien de bien extraordinaire ni de véritablement nécessaire pour le roman. Vous voulez savoir… sans le lire ! Ce n’est pas bien !

Je spoile : Quand on le tire vers le bas, lui s’élève.

Be Sociable, Share!

6 réflexions au sujet de « *** « Le paradoxe du cerf-volant » de Philippe Georget »

  1. Yv

    Moi, je laisse le suspense… Philippe Georget a récidivé depuis avec l’excellent Tendre comme les pierres et le bluffant Méfaits d’hiver. Un auteur dont je ne me lasse pas qui mérite une très large diffusion. Ravi que mon article t’ait donné envie et que l’envie se soit transformée en très bonne lecture

    Répondre
    1. jpvalentin Auteur de l’article

      En lecture, je suis un délateur (spoiler) né mais l’Héritière m’oblige souvent, par ses remarques acerbes, à me retenir. 🙂
      Le Papou

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *