**** « Le neveu du Négus » d’Andrea Camilleri

Qui a confiance en l’homme est comme celui qui a empoigné le brouillard.
                                                                                                          Proverbe Éthiopien

Si Salvo Montalbano, commissaire de Vigata en Sicile, est le personnage principal récurrent des romans policiers d’Andrea Camilleri, il n’apparait pas dans cette affaire qui se passe en 1929*.
*Il se sent parfois bien vieux mais il ne faut pas exagérer.

cvt_le-neveu-du-negus_7593Ce n’est pas un roman à l’écriture habituelle, mais un genre épistolaire, avec un mélange de notes de service, de télégrammes et de conversations, entre des dirigeants fascistes, des responsables provinciaux, l’église catholique, et des sous-fifres terrifiés par les ordres ambigus qu’ils reçoivent et les actions embarrassantes qu’ils doivent entreprendre.

Tout ça pour un neveu du Négus d’Éthiopie qui doit poursuivre des études d’ingénieur des mines dans une école de Vigata et qui va profiter abondamment des largesses des « ragazzi*» italiennes  et de l’État fasciste, dont le but caché est d’obtenir un accord son oncle.
*jeunes filles

Une  caricaturale désopilante de l’Italie fasciste de Benito Mussolini, son régime basé sur la peur avec ses ordres sans concession, ses compromissions, ses injonctions illogiques, ses accusations mensongères et  leurs tentatives de défenses confuses pour éviter toutes condamnations ou répressions.

En partie basé sur une histoire réelle,
sous ses dehors rébarbatifs,
un petit roman jouissif. !

Le neveu du Négus, Andrea Camilleri,Fayard, 2013, 252 pages
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Andrea Camilleri aurait pu éviter le poncif sur une certaine qualité physique attribuée aux africains.

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2 réflexions au sujet de « **** « Le neveu du Négus » d’Andrea Camilleri »

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