***  »Le commissaire Bordelli » de Marco Vichi

Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde  et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison,
cela aurait été presque convenable.
Curmonsky

5122RjEY3IL._SX195_En 1963, dans la magnifique ville de Florence*, vit le commissaire Bordelli, un quinquagénaire  désabusé, nanti d’une profonde empathie pour les déshérités que son devoir l’oblige à incarcérer. Il n’a jamais été marié, n’ayant pas trouvé celle qui aurait pu lui donner ce bonheur qui parfois lui manque maintenant.
*J’ai adoré cette ville.

Bon vivant et surtout très gourmand, il invite régulièrement ses amis, et certaines personnes rencontrées pendant ses enquêtes, autour d’un superbe repas préparé par Botas, ancien mauvais malfaiteur devenu un excellent cuisinier.

Sa dernière enquête commence lorsque, appelé au chevet d’une vieille dame qui venait de mourir d’une crise d’asthme, il est chagriné par un détail qui lui fait envisager ce décès comme n’étant pas  aussi accidentel qu’il le parait.

Si on écarte la folie,, il existe trois mobiles principaux pour les assassinats: la cupidité, la folie amoureuse et la vengeance. Toutes les autres ne sont que des variantes de ces trois-là.

Sir Arthur Conan Doyle  a écrit dans un de ses romans : “Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité.’’

Difficile d’envisager la vengeance ou la haine amoureuse pour cette dame très  âgée et très riche.
L’enquête se concentre donc sur les héritiers, son frère, l’inventeur fou qui sera invité aux agapes de Bordelli, et deux neveux qui fournissent des alibis contrôlables et contrôlés.

Il faut bien pourtant que quelqu’un ait fait respirer à la victime le pollen de maté qui a déclenché la crise mortelle.

Un appel de Rosa, une amie de notre commissaire et ancienne prostituée en vacances au bord de la mer, va inconsciemment donner à Bordelli le début de la solution.

J’ai trouvé dans ce premier roman plusieurs intérêts.
La période, 18 ans après la fin de la guerre qui continue à marquer les esprits, durant laquelle l’Italie se relève et croit dans un avenir meilleur.
Le personnage principal, attachent, atypique,  bon vivant et fidèle en amitié.
L’enquête enfin, un mystère que n’aurait pas désavoué Gaston Leroux ou ‘’my favourite Lady Agatha’’.

Bordelli vient de rejoindre au pinacle de mes policiers italiens favoris, le vénitien Brunetti et le sicilien Montalbano.
Tiens, tiens ! Serait-ce parce que tous les trois adorent bien manger ?

Les avis de Claude Le Nocher, Pierre FaverolleKeisha. 

Le commissaire Bordelli de Marco Vichi, 10-18, 2016, 214 pages, Policier.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : On se ballade dans Florence dans la coccinelle du commissaire mais la ville n’est pas un des personnages principaux et c’est dommage. La prochaine fois, peut-être.

 

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4 réflexions au sujet de « ***  »Le commissaire Bordelli » de Marco Vichi »

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