**** « Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin

  Coeur3

product_9782070137978_195x320Jean-Christophe Rufin, pour moi, c’était « Rouge Brésil » une brique de plus de 600 pages que j’avais bien aimé en dépit de sa taille et de son prix Goncourt*
*On connait mes problèmes avec les ouvrages primés.

Encore un livre sur la première guerre mondiale, me suis-je dit. Pas tout à fait, on est dans l’année qui suit l’armistice.

Le commandant Hugues Lantier du Grez est chargé d’instruire une vilaine affaire impliquant Jacques Morlac, un héros de guerre, décoré de la légion d’honneur.

On ne connaitra l’accusation qu’à la fin.

C’est un petit roman, cela pourrait être une pièce de théâtre, un huis clos à trois personnages principaux, le juge, l’accusé, et Valentine, la petite amie de ce dernier, de qui elle a eu un enfant, mais à qui il ne veut plus parler.

Lorsque Lantier se rend dans le village où est enfermé l’accusé, il entend devant la prison les hurlements d’un chien.

La guerre, pendant laquelle on fusillait pour une chanson, est finie.  Au lieu de juger, Lantier va essayer de comprendre les raisons qui ont amené ce héros de la nation à faire ou dire ce qu’il a fait ou dit*, et à refuser de s’en excuser aux risques d’être condamné au bagne.
*Vous ai-je dit qu’on ne le sait toujours pas ?

Il va chaque jour lui rendre visite et petit à petit va l’amener à parler de sa vie, de sa guerre, des raisons de sa colère et de son chien qui hurle à la mort en attendant son maitre. Ce chien qui l’a toujours suivi depuis le jour de son enrôlement en dépit des déplacements, des voyages et de l’armée et a combattu à ses côtés pendant la guerre des Balkans

Jean-Christophe Rufin réussit à nous ramener un siècle en arrière avec les sentiments de cette époque. ; la fraternité de tous les soldats*, le nationalisme, les problèmes posés par leur retour dans les foyers** et l’apparition des mouvements révolutionnaires.
*après la fin des combats. Il ne faut pas exagérer.
**Mieux connu de nos jours sous l’appellation Stress Post-Traumatique

Le plus surprenant est l’empathie du petit juge, officier et petit aristocrate, pour ce fermier fruste et presque inculte.

Pas facile de parler de ce très bon et trop court roman sans rien dévoiler*.
*« spoiler » dirait l’Héritière qui me surveille de temps à autre

Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin, Gallimard, 2014, 160 pages, Roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Un petit malentendu  peut-il amener une si grande perturbation ? Il faut croire que oui puisque, selon l’auteur, cette affaire aurait réellement existé.

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6 réflexions au sujet de « **** « Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin »

  1. dasola

    Bonjour Le papou, j’ai lu sur des blogs, que le bandeau de couverture en disait trop sur la fin, Personnellement, cela ne m’a pas gênée pour apprécier le roman (mon premier Rufin) Bon samedi.

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