** « Le champ du potier » d’Andrea Camilleri

51vjdJ9jJaL._SL160_Il vieillit, Salvo Montalbano*, notre commissaire de Vigata en Sicile. Il vieillit et « pinse » trop. Il se fait une montagne de petits détails insignifiants comme ses relations avec Mimi Arguello, son adjoint et protégé qui, rendu agressif sans raisons, l’évite depuis quelques semaines.
*Héros récurrent de la série

Il devient impatient et la découverte, sous une pluie battante, d’un cadavre tué d’une balle dans la nuque et découpé en trente morceaux n’améliore pas son humeur maussade.

Il se pose trop de questions. Pourquoi devrait-il s’occuper d’une tentative de meurtre sur une jeune femme et confier l’enquête sur le dépecé à Mimi qui insiste pour l’obtenir ?
Qui est ce cadavre à l’identification rendue difficile par certaines afflictions dont je vous fais grâce ?

Dans cette Sicile où la Mafia est omniprésente, où les exécution sont monnaie courante , Salvo sait que ce mort a été liquidé pour trahison. Les trente morceaux représentent les trente deniers de Judas et l’enfouissement du corps dans une carrière d’argile le champ du potier où le disciple de Jésus fut enterré.

Dolores, une magnifique brune d’origine colombienne, moins froide qu’une chatte en chaleur, apparait alors pour signaler la disparition de son mari, un officier de marine, parti sur les mers lointaines, qui n’a, depuis, donné aucun signe de vie.

Quand vous saurez que le mort était un protégé de Don Balduccio Sinagra, le parrain de la région, que Mimi, pourtant jeune marié et nouvellement papa, semble bien connaitre* la jeune colombienne vous irez droit à une solution par un raccourci qui… n’est pas le bon chemin.**
*Bel euphémisme
**Je spoile, tu spoiles il ou elle…

Oui, il vieillit Salvo et s’il confie enfin l’enquête à son adjoint, c’est pour mieux le sauver des embrouilles où son penchant pour les jolies femmes l’a entrainé. La sensiblerie le perdra un jour en espérant, pour le plaisir du lecteur, que ce sera le plus tard possible.

Le billet de Sharon est ici.

Le champ du potier d’Andrea Camilleri, Pocket, 2014, 282 pages, Pölicier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Lire des Montalbano donne faim !

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2 réflexions au sujet de « ** « Le champ du potier » d’Andrea Camilleri »

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