*** « L’armée furieuse » de Fred Vargas

Et qui pardonne au crime, en devient complice.
                                                                                         Voltaire

bm_15638_1548763Dans le fin fond des campagnes reculées, certaines légendes continuent à effrayer  les populations.

Ainsi en Normandie, près d’Ordebec, la Chasse Fantastique, autrement appelée l’Armée Furieuse, revient-elle périodiquement traumatiser les villageois.

La Chasse Fantastique, ou Chasse Sauvage est un mythe populaire  du centre et du nord de l’Europe impliquant un groupe fantomatique ou surnaturel de chasseurs qui mènent une poursuite sauvage. Les chasseurs peuvent être des morts, et le chef de la chasse, ici Hellenique,  est souvent une figure associée au dieu germanique Wotan*.
*J’ai fait des recherches.

Un des thèmes de cette chasse se fait, à grand bruit,  dans les bois et les forêts et ne peut être vue que par des initiés.

Or Lina Vandermot raconte qu’en traversant un bois elle a vu la chasse qui emportait avec elle  quatre de ses concitoyens considérés comme mauvais. Elle en a nommé trois mais n’a pu reconnaitre le quatrième.

Craignant pour la vie de sa fille, La mère de Lina réussit à parler à Adamsberg*. Dans le passé, ceux qui  annonçaient ces malheurs étaient souvent lynchés par le village en colère.

Pendant ce temps, À Paris, un véhicule de luxe est incendié, avec, ce qui est plus embêtant, le propriétaire à l’intérieur. Tout accuse Momo-mêches-courtes, incendiaire avéré et anarchiste convaincu mais la qualité du carbonisé, un homme d’affaire connu, agite la direction flicarde, elle-même subissant les soubresauts de la gente politique.

Adamsberg qui venait de résoudre un petit meurtre à la mie de pain, se retrouve avec son équipe, mêlé aux deux affaires, sans oublier celle du pigeon*.
*Je vous laisse le soin de la découvrir

À Ordebec, il aide le commandant de gendarmerie Louis Nicolas Emeri à percer le mystère de la disparition de L’Herbier, un chasseur, nommé par Lina dans sa vision. Les deux autres vont aussi être assassinés, le premier à la hache et le second d’un carreau d’arbalète.

Pendant ce temps Momo a été arrêté. Adamsberg, convaincu de son innocence, va outrepasser son devoir et l’aider à s’enfuir avec l’aide de son fils Zerk.

En dehors des actions lunatiques d’Adamsberg, de ses pensées lunaires, de ses rapports ambigües avec  les femmes,   et de son incapacité à communiquer de manière sensée avec ses subordonnés, je dois avouer que la relation privilégiée  avec l’octogénaire Léone dit Léo, ex comtesse d’Ordebec, ex globe-trotteuse et ex aubergiste m’a convaincu de ses grandes qualités humaines.

En lisant cette histoire*, j’ai beaucoup pensé à Maigret. Comme lui, Adamsberg s’imprègne de l’ambiance, reliant entre eux des faits et des situations souvent sans rapport  pour conclure  ses enquêtes.
*et en l’appréciant.

Le meurtrier m’est resté inconnu jusqu’à la solution surprenante et imprévisible.

PS :  « On dit que les normands n’aiment pas beaucoup parler. Ce n’est pas qu’ils n’aiment pas parler, ils n’aiment pas répondre, ce n’est pas la même chose. »

Les billets de l‘Oncle Paul, d’A propos de livres, de Dasola,  d’Anne, de Sandrine, de Pierre Faverolle, et de Dame Yue Yin.

L’armée furieuse, Fred Vargas, Éditions Viviane Hamy, 2011, 430 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Je l’ai déjà écrit, je n’ai aucune affinité avec le personnage d’Adamsberg, certains disent que j’en suis jaloux,   sauf que…dans certaines situations…il arrive qu’il me  plaise.

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4 réflexions au sujet de « *** « L’armée furieuse » de Fred Vargas »

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