*** « …Laissez toute espérance » de John Connolly

 Le nord du Maine est couvert par de vastes forêts et des marais pratiquement inhabités.

51uXsrpup3L._SX303_BO1,204,203,200_Après l’horrible assassinat de sa femme et de sa fille, Charlie Parker que tout le monde surnomme Bird a quitté la police et la bouteille pour devenir détective privé.

*Couverture : les tontons macoutes de la cigarette ont encore frappé (Voir PS)

Rien de bien nouveau sous le soleil dans la tourmente des policiers dépressifs ! John Connolly n’est pas le premier et certainement pas le dernier à créer ce type de héros désespéré prêt à défendre la veuve et l’orphelin pour adoucir sa douleur. Le premier tome de cette série, lu il y a longtemps, racontait sa vengeance dans les bayous sur un tueur en série surnommé « le voyageur ».

Pour ceux qui liront prochainement cet excellent thriller et comme, la raison de son surnom n’est expliqué nulle part, je vous l’offre gratuitement et sans condition : Charlie Parker surnommé Bird ou Yardbird fut un des meilleurs saxophonistes de jazz au milieu des années 50. Même identité entre le détective et le musicien, d’où le même surnom, puisque souvent ceux qui  trouvent ces sobriquets ne sont pas forcément des Einstein et que l’auteur ne s’est pas trop foulé les méninges.
*S’il avait nommé son héros Louis Armstrong son surnom aurait été Pops

Dans ce deuxième tome de ses aventures, « l’oiseau » est engagé par une jeune femme pour obtenir de son ex de quoi subvenir à ses besoins et à ceux de leur fils.

Il faut dire que Billie Perdue, l’ex en question, n’est pas un enfant de cœur et s’il remet bien quelques beaux « Benjamins »*, il n’a aucune raison d’avouer la source de ces beaux billets tout neufs.
*Billet de 100 $

Nous on  s’en doute un peu puisque dès le début du roman on assiste à une remise de rançon, espionnée par des agents du FBI, entre des malfrats et des cambodgiens, qui se termine par une fusillade où presque tout le monde est tué.

Et puis, la femme et le fils de Billie sont atrocement assassinés et une vieille dame se suicide dans un mouroir pour vieux pour éviter qu’IL ne vienne la tuer.

Charlie qui, contrairement à la police,  ne croit pas à la culpabilité de Billie, part à sa recherche mais il n’est pas tout seul, outre le clan mafieux qui veut récupérer son pactole, deux tueurs travaillant en symbiose, le FBI et le IL de la vieille dame sont aussi à sa recherche.

La liste des morts s’allongent, tous reliés à Billie. Bird  commence à envisager que Caleb Kyle, un tueur en série qui sert de père fouettard aux enfants du coin et  qui fut pourchassé sans succès par son policier de grand-père, serait de retour…à moins, qu’il ne soit jamais parti.

Cette affaire déjà embrouillé va se compliquer avec la disparition de la fille de son ancien partenaire, qui ne lui parle plus, et l’arrivée de Bird dans une ville où le shérif est le mari d’une ancienne maitresse, ce qui avait valu à Bird, alors tout jeune, de se faire agresser par ledit shérif.

Heureusement notre héros à deux amis, pas des enfants de cœur non plus, un peu tueurs sur les bords, qui le protègent tout en essayant de remplir leur contrat consistant à faire disparaitre les deux tueurs symbiotiques*.
*Voir plus haut

Je vous passe des détails, ça foisonne, ça pullule, ça fourmille. Certains auteurs auraient écrits au moins trois tomes avec cette enquête, John Connolly n’est pas chiche, il nous en donne plus qu’on en demande.

L’auteur est irlandais mais on sent l’influence des grands auteurs américains du siècle dernier et de leurs héros qui enquêtent, reçoivent des coups, sont toujours  blessés mais jamais n’abandonnent.

Après cette lecture je n’ai qu’un seul regret, avoir laissé ce bouquin  dans ma PAL pendant des lustres*.
J’ai noté la suite « Le pouvoir des ténèbres »… À votre bon cœur !
*Je ne vous donne pas la raison complètement stupide de cet ostracisme.

PS : Cela va faire 40 ans que j’ai arrêté de m’empoisonner et dans certains endroits je n’aime pas me faire agresser par la fumée. Mais trafiquer une couverture en l’agrandissant pour cacher la cigarette que le personnage avait au coin de la bouche, indique simplement que l’éditeur est chiche et peureux.

…Laissez toute espérance de John Connolly, Pocket, 2003, 542 pages, Thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Si jeune, 37 ans et déjà si « magané » par la vie.

Be Sociable, Share!

7 réflexions au sujet de « *** « …Laissez toute espérance » de John Connolly »

  1. La Petite Souris

    je suis un grand fan de John Connolly et « laisser toute espérance » ( quel beau titre!) est avec  » tout ce qui meurt », mes romans préférés de cet auteur qui ne m’a jmais déçu jusqu’ici ( même si tous ses livres ne sont pas égaux en qualité) et dont j’ai achevé il y a peu son ptit dernier  » sous l’emprise des ombres » que je te recommande !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *