*** « La troisième fille » d’Agatha Christie

La vertu ne suffit pas à assurer le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux.
                                                                                                             Aristote

Oyez ! Oyez ! Je n’ai pas encore fini de lire ou de relire  les 86 romans de Lady Agatha. Depuis que ce blog existe « La troisième fille » est ma quarantième chronique  Ce ne sera  pas la dernière, qu’on se le dise !

Quelle n’est pas la stupéfaction  d’Hercule Poirot quand une jeune femme, qui souhaitait le consulter   pour un crime qu’elle croyait avoir commis, lui déclare finalement « Je pensais que je pouvais vous demander conseil…mais c’es impossible…Vous êtes trop vieux »

Comment cette jeune fille avait-elle obtenue son nom et pourquoi cette volte-face  en le voyant ?

Il est vexé, notre Hercule, mais cette visite le  trouble suffisamment pour qu’il fasse des recherches sur cette femme et sa famille.

Norma est la fille d’un premier mariage d’Andrew Restarick, qui avait abandonné sa femme et sa fille pour une amourette prénommée Louise et qui, après le décès de son frère aîné, est revenu d’Afrique, avec une nouvelle femme, pour reprendre les affaires florissantes de sa famille.

Elle vit dans un appartement avec deux colocataires, la secrétaire d’e son père, Claudia Reece-Holland, dont le père est député, et Frances Cary, une artiste qui travaille pour une galerie d’art.

Poirot à la certitude qu’un meurtre a déjà été commis et  pressent qu’un autre est imminent. Il ne trouve aucune  trace du premier jusqu’au moment où  Mrs Oliver* lui parle d’un accident survenu dans l’immeuble des trois colocataires où une certaine Louise** Charpenter serait tombée accidentellement  par la fenêtre.
* Une au
teure de romans policiers qui revient régulièrement chez Lady Agatha.
**  Indice évident, voir mon cinquième paragraphe  mais, ce n’est pas du spoilage, Poirot le confirme rapidement.

Norma Restarick a des absences de mémoire  et parfois ne se souvient pas  de  ses actions. Elle hait  sa belle-mère mais, plus surprenant, son père aussi. Elle a  retrouvé dans ses affaires, une fiole de poison alors que sa belle-mère venait de  subir une tentative d’empoisonnement  et un revolver  alors que du  sang a été retrouvé dans son immeuble.

Elle fréquente David Baker, un  petit voyou qui essaie de monnayer auprès du père son éloignement de la riche héritière.
Lorsqu’il est poignardé, on la retrouve à ses côtés avec un couteau à la main.

Tout au long de l’enquête j’ai eu l’impression que Poirot voulait protéger Norma et par conséquent  qu’elle pouvait ou devait être la victime  pressentie. Mais tous les indices, ses absences, sa haine et sa disparition provisoire  démontraient son implication.

Je ne vous dirai pas, bien sur, le fin mot de cette histoire et le coup de théâtre de notre détective pour éclaircir le mystère.

Une bonne petite enquête qui montre encore toute l’imagination de notre Lady.

La troisième fille, Agatha Christie, Fleuve noir, 1966,
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Toujours pas de bémol pour notre Lady.

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4 réflexions au sujet de « *** « La troisième fille » d’Agatha Christie »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Il y a 2 ou 3 ans, j’avais pris la résolution d’en lire un par mois. Maintenant j’en lis un quand rien d’autre ne me tente.
      Amicalement
      Le Papoi

      Répondre
    1. jpvalentin Auteur de l’article

      C’est un des plaisirs d’Agatha, il y en a toujours un qu’on n’a pas lu ou qu’on ne se souvient pas.
      Le Papou

      Répondre

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