*** « La scribe » d’Antonio Garrido

« Ce qui me plait vraiment, c’est lire ! Quand cela m’arrive, j’ai l’impression de  voyager dans d’autres pays, d’apprendre d’autres langues, de vivre plusieurs vies. Je crois qu’il n’existe rien de comparable. »
                                                                                           Antonio Garrido, La scribe.

En l’an 799, les territoires de Charlemagne couvrent une grande partie de l’Europe de l’ouest, de Barcelone et Rome à Hambourg et de la Bretagne (vassal) aux confins de la Carinthie  (Autriche).

L’hiver de cette année-là, la ville de Wurtzburg est frappée par la famine et par une épidémie inconnue qui déciment la population.

Thérésa, la fille du scribe Gorgias, travaille dans l’atelier d’un parcheminier et souhaite devenir compagnon. Malheureusement  Krone, le maître d’atelier s’y oppose, considérant que les femmes devraient s’occuper seulement de leur foyer.

L’entêtement de Thérésa va provoquer l’incendie de la fabrique et sa mort*  ainsi que celle d’un des fils de Krone.
*Fin du roman

Oups !
En fait, le corps carbonisé retrouvé dans les décombres est celui d’une pauvre ouvrière  à qui elle avait passé sa robe.
*Ouf !

Se doutant que Krone voudra se venger, Thérésa prend la décision de fuir et commence un périple aventureux et dangereux.
De nombreuses péripéties  marqueront son voyage jusqu’à Fulda où elle fera la  rencontre Alcuin d’York, l’un des principaux amis et conseillers de Charlemagne qui, apprenant sa connaissance  du grec, va la protéger.

Plusieurs trames s’entremêlent dans ce roman. Aux aventures de l’héroïne, s’ajoutent une enquête pour trouver les responsables de l’épidémie, et une conspiration visant l’annulation  d’un document, malheureusement perdu, qui, ratifié par l’empereur byzantin Constantin VI*, prouvait la reconnaissance de la primauté du Pape romain et lui  donnait  le palais du Latran, la ville de Rome, et  tout l’Occident.
Irène, la nouvelle impératrice veut le détruire alors qu’Alcuin souhaite le  reconstituer**.
* écarté par sa mère Irène*,  qui en sus lui a fait crever les yeux
**Ce qui avouons-le n’est pas très honnête

Entre les manigances de ceux qui sont impliqués dans la vente de céréales frelatées et les conspirateurs à la solde d’Irène,  Thérésa connaîtra l’amour et ses désillusions, recevra des terres pour ses services, verra mourir son père,  sera accusée de meurtre et sauvée par Izam le Padouan, un bel ingénieur chargé de mission par le Roi.

J’ai trouvé ce roman moins dépaysant que « le lecteur de cadavres ». Il est vrai que les us et coutumes au temps de Charlemagne, grâce aux romans de Marc Paillet,   me sont moins étrangères que la société chinoise du XIIIe siècle.

Proverbe amusant : « Un byzantin* est capable de parler plusieurs heures d’affilée…même mort. »
*À l’époque il était grec.

La scribe, Antonio Garrido, Presse de la Cité, 2009, 504 pages, Aventure et policier historique
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Aventures de Thérèsa un peu trop prévisibles, et explications sur le document un peu trop compliquée. 

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6 réflexions au sujet de « *** « La scribe » d’Antonio Garrido »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Si tu aimes les récits d’aventure,la Chine du Moyen-Âge avec ses coutumes aussi barbares qu’en Europe et sa civilisation, tu devrais aimer.
      Le Papou

      Répondre
  1. jpvalentin Auteur de l’article

    La scribe n’est pas si mal surtout si on aime les récits d’aventures rocambolesques, dans le bon sens du terme.
    Le Papou

    Répondre

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