** « La morsure du lézard » de Kirk Mitchell

La terre n’appartient pas à l’homme, C’est l’homme qui appartient à la terre.

Poème indien

cvt_La-morsure-du-lezard_2004Dans le tome précédent de cette série, Anna Turnipseed, agente du FBI d’origine Modoc* a été gravement blessé et se rétablit doucement de ses blessures lorsque son ex-partenaire Emmet Quanah Parker**, un comanche*** du BIA*** lui demande de le rejoindre sur un double meurtre survenu dans une réserve Navajo de l’Arizona.
*Tribu indienne du nord de la Californie
**Quanah Parker fur le dernier grand chef comanche 1845-1911
***Tribu des grandes plaines d’origine Shoshone
***Bureau des Affaires Indiennes

Un policier de la police tribale et sa femme ont été assassinés et brûlés dans leur véhicule.

Kirk Mitchell nous entraine dans un monde amérindien dangereux et impitoyable où les coutumes se délitent pour faire place à un monde qui se cherche et à de jeunes délinquants prêts à tuer pour protéger leurs leaders et leurs drogues.

Le tabou de l’inceste, les sectes à tendances apocalyptiques, la maltraitance envers les enfants forment la trame de ce roman souvent difficile à supporter dans lequel un tueur schizoïde continue à suivre les ordres d’un prophète décédé en espérant se changer en lézard perlé*.
*lézard venimeux

Je lis beaucoup de romans policiers et, sauf deux exceptions je ne les relis pas. Mon plaisir étant de trouver le méchant avant l’auteur*. Quand j’ai réussi, je ne vois aucun intérêt à recommencer car comme disais je ne sais plus qui, maintenant…je sais.
*Oui je sais ! Modeste et humble, je suis ainsi !

Deux exceptions donc, Agatha Christie dont je ne me lasse pas de décortiquer les machinations tortueuses* pour nous confondre  et Tony Hillerman qui, en dehors de la partie policière, nous offrait des informations ethnologiques sur les tribus indiennes du sud-ouest des États-Unis.
*pléonasme

Ils ont tous deux disparus et si de nombreux auteurs ont tenté de faire du Agatha Christie, avec plus ou moins de bonheur, aucun, a ma connaissance, n’avait fait du ethno-policier impliquant des amérindiens.

Je vais continuer à lire les enquêtes de la jolie « Graine de navet » mais je ne pense  les relire un jour.

P.S. : En à peine trois semaines je suis tombé sur deux citations presque identiques, la première de Craig Johnson dans « Tous les démons sont ici » et l’autre dans ce roman de Kirk Mitchell et toutes les deux impliquent des indiens ce qui me laisse supposer qu’il s’agit d’adages autochtones mis à toutes les sauces bilagàana.
*Bilagàana : homme blanc mais je ne pouvais quand même pas mettre sauces blanches !
Chez Mitchell : « ils peuvent vous tuer mais ils ne peuvent pas vous manger* »
*sauf exceptions nommées Hannibal Lecter ou Rocco Luka Magnotta
Chez Johnson « Ils peuvent nous tuer et ils peuvent nous bouffer mais…on n’est pas obligé d’avoir bon goût.»

Surprenant non ?

La morsure du lézard de Kirk Mitchell, Points, 2006, 474 pages, policiers
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Kirk Mitchell, ce coyote*,  n’était pas obligé de se moquer de son maitre précurseur Tony Hillerman (page 71), d’autant qu’il ne donne aucune indication ethnologique sur le mythe du lézard ou le peuple des papillons de nuit.
Appartiennent-ils  ou non à la mythologie navajo ? La question est posée.
*Dieu navajo souvent malfaisant mais pas toujours.

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4 réflexions au sujet de « ** « La morsure du lézard » de Kirk Mitchell »

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