**** « La fille de Brooklyn » de Guillaume Musso

On aime ce qu’on n’est pas.
                                          Albert Cohen

J’avais déjà acheté « La fille de Brooklyn », lorsque mon association de lecteurs décida de mettre « un appartement à Paris »  en lecture commune. Après mon billet mitigé sur  ce roman, Je n’avais pas l’intention de replonger rapidement dans l’univers de cet auteur. 

J’ai suivi les conseils de Dulcinée*. Bien m’en a pris !
*Il faut toujours suivre les conseils de sa Dulcinée

Raphaël Barthélémy est un écrivain de polar-thriller reconnu. Après une mésaventure sentimentale qui lui a laissé un goût amer et un petit garçon, il est tombé amoureux d’Anna Baxter, une jeune métisse enjouée avec parfois des zones d’ombres. Répondant à ses questions insistantes, elle lui montre une photo de trois corps calcinés en révélant qu’elle en est responsable. La première réaction de Raphaël est de s’enfuir pour réfléchir, quand il revient, Anna n’est plus là.

Aidé de son ami et voisin Marc Caradec, un ancien policier de la BRB, il essaie de la retrouver. Au fur et à mesure de leur enquête, le passé de la jeune femme se dévoile complexe et déroutant.

Claire Carlyle avait changé de nom après son enlèvement par un prédateur sexuel et était devenue Anna Baxter. Le prédateur était mort avec ses trois autres victimes*.
* Pas besoin des talents de Sherlock pour faire un rapprochement avec la photo.

Elle a de nouveau été enlevée dès son retour à Paris. Mais par qui ? 

L’enquête va se scinder entre la France et New York, d’où était originaire Anna. Elle va permettre de découvrir  que  les décès  de la mère d’Anna et d’une journaliste étaient en fait des assassinats, de plonger dans les arcanes et les magouilles de la politique américaine, non sans révéler  au passage quelques policiers  ripoux et  une vengeance secrète relative aux trois corps calcinés.

Dans ce roman, Trump  a été vaincu dans les primaires des conservateurs par un « politicien honnête »*.
*Pléonasme ou Tautologie

« C’était une drôle d’époque. Une époque qui manquait d’hommes d’État. Une époque où les discours intelligents et les raisonnements complexes n’avaient plus de place. Une époque où seuls les propos simplistes et excessifs réussissaient à trouver un écho médiatique. Une époque où la vérité n’avait plus d’importance, où les émotions faciles avaient supplanté la raison, où seules comptaient l’image et la communication. »

De péripéties en coups de théâtre, de surprises en révélations, je me suis retrouvé complètement subjugué par l’imagination de Guillaume Musso et n’est mis que trois jours pour finir les 561 pages.

Parmi les six Musso déjà lu, il y en eu d’excellents, « Central Park » ou « L’appel de l’Ange », des moins bons, « un appartement à Paris » et « 7 ans après… »  et des ordinaires, « Skidamarink ».

« La fille de Brooklyn » est l’un de ses meilleurs tout juste après « Central Park ».

La fille de Brooklyn, Guillaume Musso, Pocket, 2017, 561 pages, thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Une des raisons du succès de Musso, et pas la seule, tient au fait que ces romans baignent toujours dans un optimisme inéluctable même si parfois, comme dans « un appartement à Paris », il compose avec l’improbable, l’impossible, et même l’illégal.

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4 réflexions au sujet de « **** « La fille de Brooklyn » de Guillaume Musso »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Comme je l’ai écrit, il y a du bon et du moins bon chez Musso. tu devrais lire Central Park et si tu n’aimes pas tu pourras toujours dire que c’est ma faute.
      Le Papou

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