** « La déesse des mouches à feu » de Geneviève Pettersen

Je viens de le terminer et je suis profondément troublé.

C’est le genre de roman dont l’histoire m’a bouleversé et le style m’a fait chier posé de gros problèmes.

deesse-mouches-feu-400Catherine vient d’avoir quatorze ans.
La colère exsude dans toutes ses actions. La colère et le désir de tout essayer, surtout ce qui est interdit. Premier amour, premières aventures sexuelles sous toutes ses formes, et premières prises de drogue. Pas de la douce, non. De la forte, de la méchante, de celle qui défonce.

On ne sait pas les raisons de cette colère*. Elle n’est pas une exclue même si elle est une bonne élève. Certes Ses parents, qui se parlait d’amour à coups de poings, vont divorcer. On pourrait penser que cette situation engendrerait l’abandon de leur fille.
*Ou bien, je ne les ai pas comprises
Ce n’est pas le cas. L’un comme l’autre l’aime profondément et essaieront ensemble et séparément de l’aider.

Alors pourquoi cette volonté de destruction, car c’est bien dans une folie destructrice que nous entraine l’auteure  ? Rejeter les parents et tous les adultes en général, haïr les institutions, faire partie d’une gang de trippeux, de marginaux, qui sniffe de la came n’importe quand, n’importe où, et baise n’importe où, n’importe quand.

Catherine reste une môme attachante et on souhaite qu’elle passe au travers de cette année d’initiation, sans trop de dégâts.

Un roman qui vous prend au tripe, alors pourquoi ne suis-je pas aussi enthousiaste* que Karine et Yue Yin dont vous trouverez les billets en cliquant sur leur nom.
*Question d’âge, peut-être.

Je n’ ai absolument rien contre les idiomes, contre les expressions régionales, contre l’argot quel qu’il soit. Bien au contraire je les apprécie et les utilise avec mon accent ce qui, parfois, fait rire autour de moi.

Ben là, cré mé, vous allez en arracher et en apprendre en calvaire. Faque c’est point facile mais on y arrive quand même, sti, *
*Pour vous aider: http://www.immigrer.com/page/outils_dictionnaire-des-expressions-quebecoises.html

Donc, le roman l’est écrit comme qu’on parle à l’adolescence. Je pourrai m’épivardé mais je préfère citer la réponse de Geneviève Pettersen dans un interviouve du Huffington Post :
«L’histoire que je raconte est inintéressante si elle n’est pas racontée dans cette langue-là. J’ai été hyper rigoureuse dans mon travail. Les erreurs de langage sont réfléchies. Ça confinait à un registre très restreint, mais un roman, c’est d’abord et avant tout une voix. Quand je l’ai trouvée, je ne l’ai pas lâchée et je me suis laissée porter.»

Alors si c’est exprès ! J’ai le droit, aussi.

La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen, Le Quartanier, 2014, Roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Lu en septembre donc fait partie de Québec en septembre

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Le bémol du Papou : Je ne m’étendrai pas sur le style, j’en ai déjà trop parlé mais sur une incohérence. Pendant toute cette année où Catherine se drogue systématiquement, l’auteur nous fait croire qu’elle est toujours la meilleure de sa classe. Voyons donc !
Il est vrai que de mon temps, il y a très longtemps, on ne trouvait pas de drogue aussi facilement.

 

 

 

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8 réflexions au sujet de « ** « La déesse des mouches à feu » de Geneviève Pettersen »

  1. yueyin

    oui ça décoiffe comme man je suis bien d’accord et je ne suis pas sûre que des « vrais » français arriveraient à le lire, moi le style m’a bousculée bien sûr – l’histoire aussi d’ailleurs – mais j’ai aimé 🙂

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    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Moi aussi ! bien que l’auteure prétende que cette histoire soit inintéressante et que c’est le style qui fait tout ???
      Le Papou

      Répondre
  2. Karine:)

    Moi, la langue ne m’a posé aucun problème, étrangement. C’était un peu mon langage d’ado. Et ma réalité d’ado (même si la drogue me faisait peur, j’avais peur de brûler les cellules de mon cerveau). Et pour avoir vu ça de près, je confirme, quand l’école, c’est facile, on peut être complètement gelé et avoir quand même des bonnes notes!

    Répondre

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