***  »La carrière du mal » de Robert Galbraith

Don’t turn your back, don’t show your profile
You’ll never know when it’s your turn to go.
                                                         Blue Öyster Cult

JLI16827059.1470996829.320x320Un tueur sadique rôde dans Londres, éventrant des jeunes femmes et prélevant des morceaux de leurs anatomies.
Pour se  venger de Cormoran Strike, il décide de s’attaquer à Robin sa secrétaire et lui poste  une jambe de sa dernière victime.
Un changement dans l’étiquetage  du colis révèle à Cormoran qu’il est en fait la cible du tueur et il recherche dans son passé quel sadique voudrait l’atteindre.

Outre Whitaker, son ex beau-père, qu’il a toujours accusé d’avoir tué sa mère, il repense à deux anciens soldats qu’il a fait arrêter, Laing pour avoir torturé son épouse, et Brockbank pour ses penchants pédophiles, lequel, en sus, serait  devenu mentalement instable après un  coup de poing de Cormoran.

À la suite du colis sanglant, tout part à vau-l’eau autour de notre détective ; son agence subit les conséquences de cette mauvaise publicité et perd ses clients, les fiançailles de sa secrétaire sont rompues et il envisage de quitter sa petite amie.

Retrouver la trace des suspects va s’avérer  une tâche difficile, surtout qu’il est devenu suspect quand    la police a eu connaissance  d’un échange de courrier entre  la victime et lui-même

Là, je dois vous parler d’une psychose que je ne connaissais pas : l’apotemnophilie*, classée par la psychiatrie comme un trouble identitaire relatif à l’intégrité corporelle (TIRIC).
*En complément :l’acrotomophilie en est une autre, je n’ose même pas vous dire ce que c’est.

En d’autres termes, les personnes atteintes de cette psychose désire être amputé d’un membre sain, ce qui ne doit pas être le cas de leur cerveau*.
*J’ai fait des recherches succinctes. Pour tout vous dire, je ne suis pas intéressé à me séparer d’aucune partie de mon corps.  

Passons !

Notre tueur continue ses meurtres tout en surveillant Robin sans pouvoir passer à l’acte car entre ses retours dans le Yorkshire pour préparer son mariage qui bat de l’aile, ses expéditions en province avec son patron pour retrouver les suspects et l’abandon de son domicile après sa rupture avec son fiancé, elle devient difficile à surveiller surtout que Cormoran lui a demandé de ne pas sortir la nuit tombée.

Robin, c’est Robin, une jeune femme courageuse, entreprenante, en général gaie voire insouciante et pourtant malgré son passé douloureux*, elle n’hésite pas à prendre des risques.
*Je ne dirai rien.

Elle continue une enquête parallèle sans en avertir son boss, est agressée par le tueur qu’elle réussit à faire fuir grâce à une arme anti-viol, et se retrouve à l’hôpital avec une profonde blessure au bras pour finalement se faire virer de l’agence par Cormoran.

La colère de ce dernier est avant tout due à la peur qu’il a ressenti pour Robin, d’autant qu’un détail trouvé sur une photo, lui a permis de connaitre enfin  le meurtrier et l’endroit où il se cache.

PS : Pour ceux qui les aiment, chaque chapitre est précédé en épigraphe d’extraits  des chansons du Blue Öyster Cult, un groupe complètement inconnu du signataire, mais ses connaissances musicales sont quasi inexistantes.

La carrière du mal, Robert Galbraith, Grasset, 2016, 608 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol spoil du Papou : Robin se marrie, un sourire aux lèvres,  devant son patron venu, piteux, à la cérémonie.

Ouf !

 

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4 réflexions au sujet de « ***  »La carrière du mal » de Robert Galbraith »

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