** « Jeudi, le rabbin est sorti » par Harry Kemelman

Ce serait un roman policier banal si l’action ne se passait pas dans le milieu juif  de la ville de Barnard Crossing située à 30 ou 40 minutes de Boston

Le dépaysement étant un des facteurs clés de mon intérêt de lecteur et ma connaissance de ce milieu*, quasi nulle, je me suis plongé dans cette enquête toute simple avec délectations.
« Votre religion est basée sur l’église, dit le rabbin…Notre religion est d’abord centrée sur le foyer familial. »

Le rabbin David Small refuse depuis douze ans de signer un contrat permanent avec sa petite communauté conservatrice. Le rabbin refusant de le soutenir dans son projet de donner une certaine égalité pour les femmes à la synagogue, le président, Henry Maltzman, un ancien officier de marine,  voudrait en profiter pour ne pas renouveler l’accord annuel qui les lie.

Ellsworth Jordon, un vieil avare antisémite possédant de nombreuses propriétés dans la région, a obtenu du conseil de ville l’annulation d’un projet de feux de circulation près de la synagogue. Il est tué d’une balle  en plein front.
Le commissaire Hugh Lanigan pense plutôt à un meurtre accidentel dont le responsable, affolé, aurait continué à appuyer sur la détente, tirant dans toutes les directions jusqu’à épuisement du chargeur.

La méchanceté notoire de la victime permet d’envisager plusieurs suspects.
La logique du rabbin permettra au commissaire de solutionner ce meurtre dont la motivation était d’une simplicité ordinaire.

Ce n’est pas la première fois que j’apprécie ce que je nomme, peut-être improprement, l’humour juif.
« Comment peut-on choisir de devenir rabbin. Ce n’est pas une profession pour un juif. »

« La plupart d’entre eux écoutaient les commentaires de Julius Rottenberg, un maïven*, c’est à dire un expert en criminologie, car il tenait un café à proximité immédiate du tribunal…était un intime du procureur adjoint (« un café avec beaucoup de crème et un croissant »)…et même du juge président (« un thé citron avec une petite cruche d’eau chaude, Julius »).
*Mot yiddish : connaisseur

« Essayez vous de me rouler avec un tour de passe-passe talmudique… un pilpoul* »
*Argumentation subtile

PS: Je lirai encore un ou deux tomes de cette série qui en contient une douzaine.
Harry Kemelman est décédé en 1996. 

Jeudi, le rabbin est sorti, Harry Kemelman, 10/18, 1989, 269 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Une toute petite phrase donne la solution bien avant la fin.

 

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6 réflexions au sujet de « ** « Jeudi, le rabbin est sorti » par Harry Kemelman »

  1. yueyin

    j’adore le rabbin Small, évidemment c’est l’Amérique des années soixante-dix mais justement, il y a comme un parfum de nostalgie dans tout ça 🙂 (en plus de toute les connaissances sur le judaisme 🙂 )

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  2. yueyin

    pfffff parce que tu n’écouais pas quand je te parlais de mes lectures avant… sinon c’est incompréhensible… j’ai lu toutes (je crois) les aventures du rabbin Small il y a looooongemps :-p

    Répondre

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